Bilan·Délires Lunaires

Bilan #3 : Novembre

ça y est, le mois de novembre est fini… Et c’est avec la neige qu’il tire sa révérence pour cette année, nous plongeant directement dans l’esprit des fêtes de décembre.

Ce bilan ne sera pas très long étant donné que je n’ai avancé que sur les livres et les films. Pas de nouvelle série ce mois-ci, ni de nouveau manga.

 Livres 

 

 

5 livres et 1742 pages. C’est moins que d’habitude… Niveau lecture, ce mois est décevant. Je n’ai eu aucun coup de coeur et deux grosses déceptions sur Hush Hush et Sa mère. Espérons que décembre soit mieux !

 

☑ Films 

 

Heureusement, les films viennent relever ce mois de Novembre. J’ai adoré les deux, pour des raisons différentes bien sur. Au Revoir là-haut est magnifique, touchant, drôle. Think Like a Man, ce n’est pas du grand cinéma, mais c’est drôle et cucul juste ce qu’il faut.

 

☑ Musique 

Côté musique, mon mois a été marqué par l’album de Orelsan que j’ai enfin pu écouter dans son intégralité. J’ai adoré l’album et plus particulièrement la chanson qui l’ouvre : San – Orelsan

 

C’est tout pour ce bilan qui fut rapide. Novembre ne rattrape pas les autres mois et ne me permet pas d’avancer beaucoup. Je crois qu’il faut que j’oublie mon rythme de l’an dernier où j’avais beaucoup moins de travail pour les cours… On verra bien comment ça se passe avec les vacances de décembre.

Et pour vous ? Comment s’est passé ce mois ?

Je vous souhaite à tous un très bon mois de décembre et de bonnes lectures.

Gatés Lunaires

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Makina

Non classé

Je suis une créature émotionnelle

En ce jour tout particulier pour moi, puisque c’est mon anniversaire (youpiii), je vous propose de découvrir ma « Bible », le livre qui m’a accompagnée tout au long de mon adolescence et qui m’accompagne toujours. Ce ne sera pas la première fois que je parle de ce livre, mais il lui fallait une chronique en bonne et due forme. Ce livre viendra donc conclure le mois de novembre et ma série sur les femmes.

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Titre : Je suis une créature émotionnelle

Auteur : Eve Ensler

Edition : 10×18

Parution : 3 novembre 2011

Pages : 180

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«Ton poumon gauche est plus petit que le droit pour laisser de la place à ton cœur»

Préambule du premier chapitre du livre de Eve Ensler, Je suis une créature émotionnelle, cette phrase est le message que souhaite faire passer l’auteur : suit ton cœur car même la nature lui laisse de la place.

J’ai décidé d’acheter ce livre à cause d’un magazine pour ado et de la critique qu’ils en faisaient. J’étais alors en 2nde, j’avais donc 15 ans et étais en quête de moi, d’un but, de n’importe quoi qui puisse m’aider à aller de l’avant. Ce livre a été une révélation. Il a constitué un repère pour mon adolescence et même encore pour ma vie de jeune adulte.

Eve Ensler expose une suite de récits, poèmes, dialogues de jeunes filles vivant partout dans le monde avec leurs propres problèmes. Elle réussit à nous saisir dès la première phrase. Parce que dès cette phrase, elle se place comme une confidente, à l’écoute de nos problèmes quels qu’ils soient, sans juger. Elle veut nous libérer, nous aimer et surtout faire en sorte que l’on s’aime nous, telles que nous sommes, en tant que filles, futures femmes.

Chacun des récits que nous propose Eve Ensler vise un type de fille en particulier mais pourtant, tous arrivent à nous dire quelque chose, que ce soit ceux de filles proches de nous ou ceux de filles à l’autre bout de la planète. Et même si le destin de chacune de ces filles est différent, elles apportent chacune une pierre à notre édifice, une façon d’appréhender la vie. Elles nous apprennent à devenir une femme et à l’accepter.

Makina

Délires Lunaires·Tag

TAG : Les 7 pêchés capitaux

Bonjour à tous ! Je me lance ce matin dans un nouveau TAG : enfin ! J’ai vu passer celui-ci sur plusieurs blog il y a quelques semaines et j’avais vraiment envie de le faire ! Alors voila mes 7 pêchés capitaux livresques :

 

L’avarice

Quel est le livre qui t’a couté le plus cher ?

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J’achète peu de livres vraiment chers… Je préfère les poches, voir les ebook. Enfin mon porte monnaie les préfère. Je me suis juste fait plaisir il y a un an avec ce livre que j’ai adoré. C’est un conte pour enfant mais avec une morale incroyable qui allait parfaitement avec ce dont j’avais besoin à l’époque .

 

 

Quel est le livre qui t’a couté le moins cher ?

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Le manga Nana est la série qui m’a coutée le moins cher. Je les ai pratiquement tous achetés pour 2€ et le 6ème gratuit !

 

 

 

 

 

La Colère

Contre quel auteur as-tu éprouvé le plus de colère ?

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C’est E.Lockhart qui est l’auteur m’ayant le plus énervée. Tout son livre m’a énervée, vraiment. Je l’ai trouvé tellement cruel, tellement horrible. Et je ne comprends toujours pas pourquoi l’auteur a voulu nous faire subir ça. Pourquoi être aussi cruel ? A quoi est ce que ça sert d’écrire un livre comme ça ? A la limite si il sortait une morale de son histoire horrible, pourquoi pas. Mais ce n’est même pas le cas. Je vois ça un peu comme de la méchanceté gratuite et ça a le don de me mettre hors de moi.

 

 

La Gourmandise

Quel livre as-tu dévoré ?

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C’est avec la triologie 50 Nuances de Grey que j’ai battu mon record de vitesse de lecture. Je ne faisais que lire et j’ai dévoré les 3 tomes en deux semaines. Si ce n’est pas le seul livre que j’ai dévoré, je garde en mémoire une sensation particulière de la lecture de cette saga et je n’ai pas retrouvé ça depuis.

 

 

La Paresse

Quel livre as-tu négligé par paresse ?

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J’ai ce livre depuis le lycée, et je ne l’ai toujours pas ouvert. Il est resté sur mon bureau à me regarder pendant tout mon lycée… J’ai fini par le ranger dans la bibliothèque familiale sans l’avoir lu… Je n’avais clairement pas envie de m’embarquer dans un classique aussi gros à l’époque. J’aimerais bien me lancer et le lire maintenant, mais il y a toujours un autre livre qui lui passe devant…

 

 

L’orgueil

De quel livre parles-tu le plus pour te faire mousser ?

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Bon ce n’est pas vraiment un livre… Mais c’est le texte qui m’aide le plus pour argumenter mes positions et souvent gagner un débat. La Constitution française est certainement le texte le plus utile que j’ai lu pour me faire mousser ! Et le top, c’est que ce n’est même pas long à lire, il faut juste décider de s’y mettre une bonne foi pour toute.

 

 

La Luxure

Quels sont les attributs que tu trouves séduisants chez un personnage masculin ?

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Vous vous en êtes peut être rendus compte, mais je tombe rapidement sous le charme de personnages masculins… Si Conrad n’est pas mon coup de coeur ultime, il a tous les attributs qui me séduisent. Il est mystérieux, intelligent, fort et fragile à la fois. C’est tout ce qu’il me faut pour être séduite par un personnage.

 

 

L’envie

Quel livre as-tu envie de lire depuis longtemps ?

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Voila le livre qui est en haut de ma Wishlist depuis longtemps… J’adore Murakami. 1Q84 a été un coup de coeur énorme. Il est donc tout naturel que je me tourne vers ses autres romans. Underground m’attire encore plus dans la mesure où il parle de l’attentat de Tokyo de 1995 perpétré par la secte Aum, évènement qui m’intéresse beaucoup.

 

 

Et vous, quels sont vos pêchés capitaux livresques ?

Bonnes lectures et bonne semaine à tous.

Gatés Lunaires

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Makina

 

Non classé

Chère Ijeawele

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Titre : Chère Ijeawele ou un manifeste pour une éducation féministe

Auteur : Chimamanda Ngozi Adichie

Edition : Gallimard

Parution : 2 mars 2017

Pages : 84

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« Voici ce qui devrait être [le] postulat féministe de base. Je compte. Je compte autant. Pas « à condition que ». Pas « tant que ». Je compte autant. Un point c’est tout. »

C’est le postulat de base de Chimamanda Ngozi Adichie dans son livre Chère Ijeawele, ou un manifeste pour une éducation féministe. A la demande d’une de ses amies : Ijeawele, qui vient de donner le jour à une petite fille, Chimamanda Ngozi Adichie nous livre quinze suggestions pour donner une éducation féminste à une fille. Jeune nigériane, Chimamanda Ngozi Adichie nous propose ici des pistes. Sans rien imposer, elle nous donne seulement son avis, ses idées pour changer petit à petit les choses.

Whaouh. Ce fut ma première réaction à la fin du livre. Merci fut la seconde. Merci de l’avoir écrit et merci à mon grand-père de me l’avoir offert. Voila le peu de mots que j’ai eu. Il me faut maintenant en trouver un peu plus pour vous le présenter.

Ce livre est une révélation pour moi, il répond à des questions que je me suis souvent posée : comment faire changer les choses ? Comment faire en sorte que ma future (hyothétique) fille ne soit pas bloquée dans les mêmes schémas que moi ? Je n’en avais aucune idée. Je me voyais coincée, obligée de refaire les mêmes erreurs que ceux avant moi, destinée à recréer la même société, la même génération. Chimamanda Ngozi Adichie nous montre que rien n’est obligatoire, que l’on a le choix de donner l’éducation que l’on veut à nos enfants, qu’il y a des solutions pour leur inculquer cette égalité, pour faire changer les mentalités et faire en sorte que l’homme et la femme soient enfin égaux, sans être identiques.

Dans son écrit, Chimamanda Ngozi Adichie m’a d’autant plus touchée que je me suis retrouvée dans les problèmes qu’elle décrit. Particulièrement dans sa huitième suggestion, où elle demande à Ijeawele d’apprendre à sa fille à ne pas se soucier de plaire. Dans toute sa description, je me suis vue avec ce soucis et j’ai vu tous les problèmes que cela engendrait. Ça m’a permis de croire encore plus en ses arguments, de faire encore plus attention à ses suggestions.

Autre point important du livre : l’importance que donne Chimamanda Ngozi Adichie aux mots que l’on utilise et aux expressions que l’on garde du passé et qui sans qu’on le veuille forcément renforcent les différences entre homme et femme comme cette expression que toutes les jeunes filles ont déjà entendu  »tu es bonne à marier ». Elle s’insurge contre tous ces mots du quotidien qui maintiennent inconsciemment les femmes dans une position d’infériorité.

Chimamanda Ngozi Adichie nous donne dans son livre des clefs simples pour aider les filles à vivre mieux leur féminité, sans en avoir honte, en l’assumant pleinement et surtout sans la voir comme un obstacle. Elle nous montre que l’égalité n’est pas encore obtenue mais qu’elle est possible, atteignable.

Makina

Non classé

Colonia

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Titre : Colonia

Réalisateur : Florian Gallenberger

Date de sortie : 20 juillet 2016

Durée : 1h46

Nationalité : Allemand

Acteurs : Emma Watson, Daniel Brühl, Michael Nyqvist…

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«Si ta conscience était pure, tu serais arrivée ici en moins de cinq minutes.»

C’est ce qu’annonce Pios à Lena que l’on vient de voir courir comme une dératée et traverser toute la colonie pour arriver. Colonia est un film de Florian Gallenberger qui nous emmène au Chili en 1973, au moment du coup d’Etat de Pinochet. On y découvre deux jeunes allemands : Lena et Daniel. De part ses activités au sein d’un groupe de militants pour Salvador Allende, Daniel est emprisonné par la police secrète et emmené à la Colonia Dignidad (colonie de la dignité) Prête à tout pour le retrouver, Lena rejoint volontairement la colonie.

Ce film est un véritable coup de cœur. J’avoue l’avoir regardé sans même avoir lu le synopsis, seulement parce qu’Emma Watson tient le rôle principal. J’adore cette actrice et ses prises de position, je regarde donc en bonne fan tous ses films. Et jusqu’à présent je n’ai jamais été déçue !

Ce film m’a permis de découvrir un événement important de la Guerre Froide et m’a donné envie d’en apprendre encore plus sur le coup d’Etat et la situation politique du Chili, car même si le coup d’Etat est le départ du film, ce n’est absolument pas le centre de l’histoire, la colonie l’est. Emma Watson, alias Lena, nous emmène dans cette colonie agricole refermée sur elle même. Protégée par la dictature de Pinochet car elle sert également de prison et de salle de torture pour les opposants au régime, la colonie est dirigée par des allemands, anciens nazis qui ont imposé un ordre assez spécial, sous couvert de la religion. Ainsi, par exemple les femmes, les hommes et les enfants vivent totalement séparés. J’ai adoré découvrir cette colonie. Les horreurs que l’homme est capable de commettre sont souvent des choses qui m’intéressent beaucoup, et cette colonie et ce film rentrent parfaitement dans cette case.

Hormis le contexte qui m’a beaucoup intéressée, l’histoire est prenante. J’étais à fond avec Lena pendant tout le film, à trembler, m’indigner, espérer avec elle. Emma Watson nous fait passer toutes ses émotions à la perfection, elle incarne une femme battante, qui n’abandonne jamais. J’adore ce genre de personnage. Daniel, son petit ami, est également intéressant. Il est le révolutionnaire, épris d’idéaux et prêt à tout pour les voir se réaliser.

L’autre personnage très intéressant est Pios, alias Paul Schäfer, le directeur de la colonie. Il représente le gourou qui cherche à contrôler votre esprit par tous les moyens possible. Du début à la fin, on le hait, souhaite presque sa mort. Mais le coup fatal vient dans les dernières images, lorsque l’on apprend que toute l’histoire est vraie et donc que ce personnage l’est également.

En définitive, ce film est prenant. Il m’a complètement emportée, me donnant envie d’en apprendre encore plus sur les thèmes du film. La fin est m’a particulièrement choquée, me laissant sans voix, et me faisant me poser pendant la nuit qui a suivi des dizaines de questions.

Si je vous présente ce film pendant ce mois dédié aux femmes, c’est que Lena est pour moi une femme à part. Elle vient compléter le trio composé de Vickie et Mrs Dalloway. Lena est complètement différente des deux autres. C’est la femme forte, tellement forte, celle que l’on aimerait toutes être. Lena est jolie, courageuse, déterminée, insolente parfois, prête à tout par amour. C’est le type de personnage féminin que l’on retrouve de plus en plus dans les livres ou les films, mais je ne m’en lasse pas. Surtout quand il est aussi bien fait que Lena. Ce type de femme m’inspire, j’aimerai être aussi forte que Lena, être capable d’autant par amour.

Makina

Délires Lunaires·Un Petit Bout de Moi...

Un Petit Bout de Moi #3 : Le Fantastique

En ce mois de Novembre, qui nous amène le froid et les couleurs orange et marron de l’automne, nous vous proposons de vous évader avec nous à la découverte d’autres mondes, ou plus simplement, du notre avec quelques améliorations. Le fantastique est le genre littéraire qui le permet. C’est également le genre qui nous a rassemblé Ozou et moi, c’est pour ça que nous l’avons choisi comme thème de ce Un Petit Bout de Moi…

☆ Livre

La sélection de Makina:

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Aucun doute quant au choix de ce livre pour ce thème. A aucun moment je n’ai pensé à un autre livre en réfléchissant à cet article. Ellana est celle qui m’a fait découvrir le fantastique, elle m’a fait l’aimer et ne vouloir lire que ça pendant un long moment. C’est au collège, en 5ème que j’ai découvert Pierre Bottero grâce à ce livre. Ozou et moi participions avec notre classe au challenge du PLJM. On devait donc lire une bonne dizaine de livres avant d’en choisir un que nous devions présenter devant d’autres écoles. C’est Ellana qui a été choisit par toute la classe, et nous sommes donc allés avec Ozou le présenter à d’autres collégiens. J’ai même eu le privilège de jouer Ellana pour cette présentation ! C’était incroyable ! ça reste un de mes meilleurs souvenirs de collège !

 

☆ Manga

La sélection de Makina:

81ZNO-PXFBL.jpgJe continue avec les classiques : Naruto. Je pense que tout bon fan de manga a au moins lu un tome ou vu un épisode de cette série incroyable. J’ai commencé à lire Naruto au collège également. J’ai desuite bien aimé. Le village, les techniques qui ressemblent à de la magie, les personnages, j’ai accroché à tout. Mais ce qui fait la particularité de Naruto, c’est l’univers qui l’entoure. Un peu comme tout ce que l’on trouve autour de Harry Potter, Naruto était le centre d’une communauté à laquelle j’ai appartenu pendant un bon moment. C’est ce qui fait que ce manga est un repère pour moi. D’une certaine façon, j’ai une relation assez intime avec ce manga, il me rappelle tellement de choses.

 

☆ Série

 

La sélection de Makina:

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Once Upon a Time est la série qui m’est venue en tête directement après avoir choisi le thème. Ozou vous parlera mieux que moi de cette série. C’est loin d’être une de mes préférée… J’aime beaucoup l’idée, mais rapidement, je m’ennuies dans les saisons. Du coup je me suis arrêtée à la 3 je crois (celle avec Peter Pan). Il faudrait que je continue ! Surtout avec le froid qui arrive, ça me donne envie de reprendre !

 

 

 

Film 

La sélection de Makina :

Bon je dois vous avouer que je n18465541e me souviens plus vraiment de l’histoire du film. La seule chose qui me reste en tête c’est le monde imaginaire de Fantasia (parfait pour notre thème) et surtout le dragon Falkor ! Je l’ai d’ailleurs vu en vrai ! Enfin ce qui a servi à le filmer…

 

 

☆ Musique

La sélection de Makina :

Musique fantastique… Dur dur… La musique est plutôt réelle pour moi que fantastique. Je me suis alors demandée si certaines musiques parlaient d’un monde fantastique, d’un monde imaginaire et pour l’instant, je n’ai pas trouvé… J’ai donc décidé de vous faire découvrir la musique qui me permet de m’évader, de créer mon univers, mon fantastique : Ben Howard – Promise

☆ Mon avis

La sélection de Makina :

Le fantastique. Ce mot représente pour moi l’évasion à son paroxysme. La fantastique c’est partir tellement loin que l’on quitte notre monde, on en crée un nouveau. J’adore ça. C’est ce qui m’a passionée pendant très longtemps. C’est pour ça que je lisais et pratiquement que pour cela. D’ailleurs je ne lisais que de ça. Du fantastique encore et toujours. Les romans de Pierre Bottero, puis Tobbie Lolness, 16 Lunes, Twilight, n’importe quel livre qui pouvait ajouter de la magie à mon univers, à ma réalité.

Si je lis désormais beaucoup moins de fantastique qu’avant, si j’ai tendance à lui préférer le contemporain, il n’empêche que ça reste un genre dont j’ai besoin de temps en temps. J’aime toujours autant découvrir un nouveau monde. Mon addiction pour la saga La Passe-Miroir en est la preuve. Le problème c’est que j’ai de plus en plus de mal à trouver de bons livres fantastiques. J’en ai tellement lu que je suis devenue un peu exigente avec ce genre. Il faut qu’il me fasse partir, complètement. Or, souvent, j’anticipe les évènements, je connais déjà le schéma et il ne m’intéresse plus vraiment.

En plus de cela, le fantastique est le genre que j’admire le plus. J’admire les auteurs de fantastique et je les envie. Je rêverai d’écrire une saga à la Tolkien ou Georges R.R. Martin. Ces auteurs ont réussi à inventer complètement leur univers. Ils ont créé un monde à part. Tout est parfait, logique dans leur monde, tout se tient, a un lien. Je trouve ça incroyable. La carte est ce qui l’illustre le mieux pour moi. Chacun de ces auteurs ont cartographié leur monde. Ils sont allés tellement loin dans leur univers, qu’ils ont créé une géographie. C’est ce qui rend ces mondes encore plus attirant, on les sent proches, vrais, atteignables, grâce à tous ces éléments, à la géographie. Certes, le monde dont on se sent le plus proche reste celui d’Harry Potter. Mais le monde d’Harry Potter est le notre, avec seulement une partie que l’on ne voit pas. Si j’adore Harry Potter, l’histoire, la philosophie, j’admire beaucoup plus Tolkien, Georges R.R. Martin ou Christelle Dabos parce qu’ils sont allés plus loin. Ils ont mis le monde réel de côté pour un édifier un autre. Réussir à faire ça relève du génie pour moi.

C’est tout pour nous, et pour vous ? Que représente le fantastique pour vous ? Est-ce un genre que vous appréciez ?

Gâtés lunaires    d345060096b0e4d0b57d7a841211ed57Makina & Ozou

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Mrs Dalloway

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Titre : Mrs Dalloway

Auteur : Virginia Woolf

Edition : Folio Classique

Parution : 14 mai 1925 (1ère publication)

Pages : 358

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« Et pourtant, on finissait par se remettre. Et pourtant, la vie savait ajouter à un jour un autre jour. »

Un jour. C’est ce que Virginia Woolf nous propose de vivre. Un seul jour. Vingt-quatre heures. Et pendant ce jour, nous voyageons de pensées en pensées, de personnages en personnages. Mrs Dalloway nous emporte à la rencontre de plusieurs esprits dans le Londres des années d’après première guerre. Mrs Dalloway bien évidemment est un de ses esprits. Elle est en pleine organisation pour la réception qu’elle organise le soir même, lorsqu’un de ses anciens prétendants Peter Walsh lui rend visite. Il rentre à peine d’Inde, perdu dans ses problèmes de cœur. C’est ensuite Septimus Warren Smith qui nous offre ses pensées. Revenu de l’horreur des tranchées de la première guerre mondiale, Septimus ne parvient pas à retrouver une vie normale.

J’ai beaucoup hésité avant de chroniquer ce livre. Je ne me sentais pas légitime pour parler d’un livre aussi beau et aussi bien écrit, d’une aussi grande dame. Mais pourquoi pas ? Ce qui m’a vraiment motivée à écrire cette chronique c’est que j’ai adoré ce livre. Alors autant vous le partager. Je le chronique donc quelques mois après sa lecture, ce que je n’ai pas l’habitude de faire, j’espère que je n’oublierai rien d’important.

Aller d’un esprit à un autre. C’est ce qui m’a fait accrocher. C’est ce qui fait que ce livre est particulier, magique. Virginia Woolf rend compte incroyablement bien des pensées qui traversent chaque être. La pensée de chacun se déroule lentement avec des moments de pause, d’accélérations. Un élément que l’on apperçoit nous renvoie, comme les personnages de Virginia Woolf, à un certain événement, à une certaine idée qui n’a peut être aucun lien avec ce à quoi on pensait avant. On change de sujet rapidement dans notre esprit. Virginia Woolf retranscrit ces dialogues que l’on peut avoir avec nous même. J’ai trouvé ça incroyablement prenant, passionnant.

Ses personnages sont extrêmement bien fait. Avoir leur pensées, nous permet d’aller au bout des choses, de ne pas rester en surface, de comprendre le personnage avec ses contradictions. Contradictions qui nous qualifient tous, qui font de nous qui nous sommes.

J’ai particulièrement aimé Septimus. Il paraît complètement fou que ce soit dans le regard des autres ou dans le sien. Mais j’ai aimé voir comment il s’évadait, quel aspect prenait sa folie dans ses yeux à lui. On comprend ses choix, et on n’en voit pas d’autre puisque l’on est complètement dans son esprit.

En définitive, Mrs Dalloway m’a complètement emportée. Le livre m’a permi de sortir de la réalité pour en découvrir une nouvelle, pas forcément plus attirante que la mienne mais intéressante, prenante. J’ai hâte de découvrir un autre roman de Virginia Woolf. 

Le sujet de ce mois de Novembre est les femmes. Virginia Woolf est déjà une figure extrêmement importante du féminisme, c’est d’ailleurs pour ça que j’ai lu Mrs Dalloway. Et pourtant, la femme qu’elle nous présente dans ce livre ne paraît pas vraiment libérée, indépendante. Mrs Dalloway semble à première vue entrer parfaitement dans le moule de la femme mondaine des années 10. Sauf que Clarissa Dalloway en est consciente. Elle l’assume pleinement. Face à un Peter Walsh qui lui reproche cette mondanité qu’il associe à de la superficialité, elle y réfléchit et se rend compte que c’est ce qu’elle aime. Et pourquoi est ce que ça ferait d’elle une femme moins exceptionnelle ? Une femme moins unique ? Elle a complètement le droit de faire ses choix et aimer la mondanité peut en être un. Même si la vie de Clarissa peut sembler horrible et tellement lointaine de ce à quoi on est habitué aujourd’hui, notamment dans sa vision du mariage, Clarissa est moderne parce qu’elle l’a choisi. Elle a choisi Mr Dalloway au lieu de Peter Walsh, de la même façon, elle choisit la mondanité, la bourgeoisie, la superficialité peut être.

C’est la même chose de nos jours. Si une femme choisit de rester à la maison pour élever ses enfants, c’est peut être que c’est son choix, ce qu’elle a envie de faire et non pas qu’elle reste coincée dans les vieux schémas. Il peut il y avoir de ça aussi. Mais au final ce qui compte c’est de respecter le choix de la femme, quel qu’il soit et même si ça nous semble idiot, et de ne pas la juger pour cela. 

Makina