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La Guerre des Duchesses

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Titre : La Guerre des Duchesses

Auteur : Juliette Benzoni

Edition : Pocket

Parution : 20 mars 2014 (T1), 17 avril 2014 (T2)

Pages : 432 (T1), 432 (T2)

 

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«  Je n’y vois aucun inconvénient, mais écoutez bien ceci car je ne le répèterai pas :moi aussi, un jour, je serais duchesse……et peut-être même princesse ! »

C’est le pari et la promesse que se fait Isabelle face à sa cousine Anne-Geneviève de Condé. Cousine pauvre de la noble famille des Montmorency, Isabelle n’a pas connu son père, exécuté alors qu’elle n’avait qu’un an à cause d’un duel. Confiée avec son frère à sa tante, la Princesse de Condé, Isabelle a toujours vécu avec ses cousins sans pourtant leur être jamais pleinement égale. Elle fréquente pourtant les salons parisiens, la Cour de Louis XIII comme les Condé, mais elle ne possède rien. Pas de titre, pas de dot, elle n’a pour elle que sa beauté et son intelligence. Deux atouts qu’elle va utiliser afin d’honorer le pari passé avec sa cousine et se faire une place dans la cruelle aristocratie française du XVIIe siècle.

Grande fan des romans de Juliette Benzoni, j’avais envie de la retrouver pendant mes vacances et de me détendre avec ses romances historiques. Je savais que Juliette Benzoni réussirait à me faire partir dans un autre monde, monde que j’adore et que je rêverais de connaître, dans lequel j’aimerais vivre. Je me suis donc facilement laissée emporter dans l’histoire que me proposait l’auteur.

Le point fort de cette série est pour moi son personnage principal. Isabelle est attachante. Elle est tellement forte. C’est une battante, une vraie qui ne se laisse diriger par personne, même l’amour de sa vie n’aura aucune prise sur ses décisions. Elle fait ce qu’elle pense être juste et ne se laisse jamais distraire. Elle va vers son idéal sans jamais faire marche arrière, sans jamais hésiter. J’ai adoré ça. J’ai adoré qu’une femme à ce siècle là, prenne sa vie en main de cette façon. C’est ce que l’on devrait faire, tous, homme ou femme. C’est ce que j’essaie de faire tous les jours. Isabelle transmet cela, elle transmet sa force, sa volonté de vivre selon ses propres règles.

J’ai également beaucoup apprécié la trame historique du roman. Tout se passe sur fond de Fronde, de révolte des nobles contre les deux cardinaux qui ont gouverné la France. Je connaissais moins cette période de l’Histoire que celle qui arrive après, soit le règne de Louis XIV et j’ai adoré entrer dans la Fronde de cette façon, avoir à la fois les arguments des princes frondeurs et des aristocrates fidèles à leur gouvernement, à leur roi. Cette Fronde ajoute un dynamisme, un piquant très agréable à l’histoire. Elle permet également de retrouver des personnages que l’on connait, les ayant vu dans d’autres livres, films ou séries, voir les ayant étudié en cours d’Histoire. De même, les lieux où se passe l’action sont connus. Ce sont les châteaux que l’on a l’habitude de visiter pendant nos vacances, ce qui est d’autant plus prenant car on connait les décors, on y ajoute simplement de l’activité. C’est le cas par exemple du Louvres qui retrouve dans ce roman son statut de château royal et non pas de musée.

En définitive, la Guerre des Duchesses est une très bonne série. Absolument pas prise de tête, les deux romans qui la composent permettent de s’évader à la suite d’une femme déterminée à mener sa vie comme elle l’entend. Elle n’est emplie que d’éléments qui me plaisent et me redonnent le sourire.

Makina

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Une Forme de Vie

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Titre : Une Forme de Vie

Auteur : Amélie Nothomb

Edition : Le Livre de Poche

Parution : 11 janvier 2012

Pages : 128

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« De toutes les drogues, la bouffe est la plus nocive et la plus addictive.»

C’est ce Melvin Mapple explique à Amélie Nothomb dans l’une de ses lettres. Une forme de vie, nous dévoile la correspondance d’Amélie Nothomb avec un soldat de 2ème classe de l’armée américaine en poste en Irak. Ce dernier s’est permis de contacter l’auteur par lettre, cherchant à établir une conversation avec elle. Il réussit et nous parle alors de ses problèmes au sein de l’armée et particulièrement de son problème de poids. Bien que sceptique sur les intentions de son correspondant, Amélie Nothomb s’évertue à l’aider du mieux qu’elle peut. Elle passe tout de même par des moments de doute, ne sachant trop quoi faire. Une forme de vie nous livre tout : les lettres et les réflexions de l’auteur entre celles-ci.

Pour la première fois, Amélie Nothomb dit  »je ». Elle ne passe par aucun personnage. C’est bien elle qui parle du début à la fin. Je ne m’y attendais pas, n’ayant pas pris la peine de me renseigner sur le livre avant de l’ouvrir. J’ai adoré. Je n’arrivais pas à y croire au début. Ça me paraissait impossible que Amélie Nothomb se mette en scène, qu’elle se livre sur certains aspects de sa vie. J’aime tellement les fictions qu’elle invente que je n’imaginais pas qu’elle puisse parler d’elle dans un bouquin. Et elle le fait. Elle le fait en gardant sa plume magique qui m’emporte à chaque fois. Et ce n’est pas la seule surprise que le livre m’a réservé.

Alors que je pensais que l’histoire tournerait autour des problèmes au sein de l’armée américaine et de la situation en Irak, l’intrigue dérive sur les problèmes d’obésité. Amélie Nothomb a réussi à me toucher avec ce thème qui d’habitude ne me parle pas plus que ça. Elle présente l’obésité comme une maladie, la nourriture comme une drogue. J’ai adoré ça parce que ça paraissait proche de moi, parce que je pouvais le comprendre. Je vois très bien comment on peut devenir addict à la nourriture et les problèmes dans lesquels cela va nous emmener.

Mais ce que j’ai encore plus aimé, c’est le mélange, l’imbrication de tous les thèmes. Que ce soit l’obésité, l’armée, la correspondance et le métier d’auteur, tout arrive à point nommé pour que l’on s’y intéresse, pour que ça nous touche, sans oublier les thèmes précédents. J’ai eu l’impression d’apprendre dans ce livre, apprendre sans cesse et ça me plait beaucoup ! D’autant que l’on avance petit à petit dans l’intime, pour finir en beauté par les pensées d’Amélie Nothomb, ses problèmes, ses idées sur son métier.

Une fois encore Amélie Nothomb a tenu ses promesses et m’a permis de m’évader, de m’enfoncer dans une histoire pour oublier pendant un moment le reste. Elle a réussi à m’intéresser du début à la fin sans jamais me lasser ou me donner l’impression d’aller trop vite. Cerise sur le gâteau : j’ai découvert Amélie Nothomb dans ce livre, je l’ai découverte en tant que personne humaine, en tant que femme écrivaine.

Makina

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Sa Mère

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Titre : Sa Mère

Auteur : Saphia Azzeddine

Edition : Stock

Parution : 23 août 2017

Pages : 240

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« Ma situation est transitoire. Transitoire, c’est un mot qu’utilise mon assistante sociale. Moi, je disais pourrie, elle m’a reprise et a dit : « Non, transitoire, Marie-Adélaïde. » Depuis je le dis aussi, mais ça ne m’empêche pas de penser pourrie. »

La situation de Marie-Adélaïde est compliquée. La jeune fille est née sous X. Adoptée à trois mois, l’âge légal d’adoption qui permet de laisser un peu de temps à la mère pour changer d’avis, Marie-Adélaïde garde toujours en elle cette blessure, cet abandon. Sa première famille d’adoption ne va pas l’aider à résoudre cela. En effet, neuf mois après avoir adopté Marie-Adélaïde, Claire, sa mère adoptive, donne naissance à Swan. Marie-Adélaïde devient alors un poids pour cette famille qui la rejette à l’âge de dix ans. S’enchaine alors les foyers et les familles d’accueil. Marie-Adélaïde a désormais une trentaine d’année mais elle garde toujours en tête le projet de retrouver sa mère. Malheureusement, sa mère n’a laissé derrière elle qu’un doudou, mince indice pour commencer une enquête. C’est cette quête de nous raconte Saphia Azzeddine dans Sa Mère.

J’ai eu beaucoup de mal avec ce livre. Pourtant il y avait plein de bonnes choses. Le thème me paraissait intéressant, le personnage principal assez original. Marie-Adélaïde est pleine de convictions, elle est intelligente mais n’a jamais pu mettre cette intelligence à profit. Elle a donc en elle une rage incroyable contre les privilégiés, ceux qui ont tout. D’autant plus qu’elle est persuadée que sa mère fait partie de cette catégorie de la population.

Malheureusement, ça n’a pas pris. Je suis restée hors du livre, incapable d’y entrer. Il se lit tout de même facilement grâce à la quête dont on attend le dénouement. Dénouement très beau d’ailleurs. Mais ça ne suffit pas. Je n’y ai pas cru, absolument pas. Je trouvais Marie-Adélaïde trop en colère, trop intelligente pour en arriver là. J’ai senti quelqu’un qui avait un potentiel énorme mais qui ne l’avait jamais utilisé parce que trop enfoncée dans sa blessure, dans son abandon, trop apitoyée sur son sort pour essayer d’en sortir.

Le déroulement de l’histoire en elle même m’a également posé problème. J’ai trouvé ça un peu brouillon. J’aime beaucoup d’habitude quand on passe rapidement d’un événement à un autre en mélangeant passé et présent, mais pas ici. Il n’y avait pas assez de lien entre les passages qui expliquait pourquoi on parlait de ça ici et pas ailleurs. De la même façon, il y a eu des débuts de relations qui me paraissaient intéressantes comme celle avec Antoine, mais ces relations n’aboutissent à rien. Le livre est trop centré sur Marie-Adélaïde.

Mais ce qui m’a peut être le plus embettée, c’est que Marie-Adélaïde ne change pas. Elle rencontre des personnes de la classe qu’elle déteste, les apprécie, mais ça ne change en rien ses convictions. Elle finit par se fâcher avec eux d’ailleurs, incapable qu’elle est d’accepter leur point de vue, de le prendre en compte.

En définitive, Sa mère est une vraie déception. Ce livre est encore plus frustrant que tous les éléments pour en faire un super roman sont présents. Mais malheureusement ça n’a pas pris, à aucun moment. 

Makina

Délires Lunaires·Un Petit Bout de Moi...

Un Petit Bout de Moi #5 : Premières fois…

Après quelques semaines de vacances bien méritées, je suis de retour, toujours aussi motivée pour partager avec vous sur ce qui nous réunit ici 😉 . En ce début d’année, de nouvelle année, promesse de changements, de résolutions, de renouveau, j’avais envie de vous parler de commencement. Janvier, c’est le commencement de l’année, le début. Or tout a un début….et malheureusement une fin. Mais je garderai le thème de la fin pour une autre fois. C’est donc de mes débuts dans la lecture, dans les séries ou les films que j’avais envie de vous partager ici. Je vais donc vous parler de mes premières fois livresques !

 

☆ Livre

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Je ne pense pas que Je ne t’aime pas, Paulus est le premier livre que j’ai lu, mais c’est le premier à m’avoir marquée, dont je me souviens. Alors oui, bien sur c’est une romance. Une romance entre deux jeunes collégiens si je me souviens bien. Une romance tellement mignone qui correspondait parfaitement à ce qui me faisait rêver à cette époque. C’est une lecture dans laquelle je me replongerais bien d’ailleurs pour voir si ça m’émeut toujours autant.

 

 

 

☆ Manga

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Tsuru, princesse des mers est mon premier manga. Je me souviens encore me balader dans les rayonnages de la bibliothèque municipale, lorsqu’un ami m’a proposé d’essayer les mangas. Peu convaincue par l’idée, je me suis alors mise à en chercher un qui pourrait me plaire. Et j’ai adoré celui là ! C’est ce manga qui m’a donné envie de continuer, d’en lire toujours plus.

 

 

 

☆ Série

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Cette série a déjà fait une apparition sur ce blog, et je pense qu’elle en fera encore. Charmed a bercé mon adolescence. Je me souviens m’installer devant la télévision, de temps en temps, en rentrant de l’école et voir les épisodes les uns après les autres, sans vraiment comprendre l’histoire puisque je les voyais dans le désordre, au grès de l’ordre choisi par M6. Je n’ai pu les voir dans l’ordre, du début à la fin que bien plus tard. Mais je n’ai pas été déçue et me suis laissée emportée par la magie des trois soeurs. Cette série est pour moi le mélange parfait entre fantastique, romance et aventure. C’est ce qui m’a attirée la première fois et m’attire toujours autant.

 

☆ Film 

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Pocanhontas… J’ai tellement regardé ce film !  Je l’adorais petite. J’aimais la combattivité de l’héroine, sa détermination, elle m’inspirait. Ce film est de loin mon disney, voir mon dessin animé, préféré. Mais il est tellement marqué par mon histoire, mon enfance, que ça fait très longtemps que je ne l’ai pas vu, au point d’en oublier quelque peu l’histoire….

 

 

 

☆ Musique

Mon premier disque était un single. Un single sur lequel il y avait une chanson et l’instrumentale derrière sur laquelle je chantais bien évidemment, ce qui rendait mes parents fous. Le single passait en boucle et énervait toute la famille au bout d’un moment, sauf moi bien entendu. Ce single c’était Moi Lolita de Alizée.

 

☆ Mon avis

Les premières fois… La découverte, c’est ce que cette expression évoque pour moi, et j’adore découvrir. Une première fois, c’est quelque chose de nouveau, que l’on essaie, sans vraiment savoir si cela va nous plaire ou non. Mais pendant un instant, on part à l’aventure. Que cette aventure soit grande ou limitée, elle comprend toujours un risque, le risque que ça ne nous plaise pas, que ce soit une mauvaise découverte. C’est ce risque, cette incertitude qui me plait.

Ce risque, je le retrouve à chaque fois que je commence un nouveau livre, ou une série d’ailleurs. C’est ce qui fait que démarrer un livre est mon moment préféré. J’adore aller en chercher un nouveau, le choisir, et surtout découvrir les premières pages qui en général sont suffisantes pour que je sache si le livre me plaira ou non. C’est ce moment, qui me pousse à finir ma lecture le plus rapidement possible. Je veux ouvrir un nouveau livre, et pour cela, il faut que j’en finisse un. Alors je me dépêche, dévore les pages les unes après les autres. Or, dans la mesure où je m’interdis d’arrêter un livre, de ne pas aller jusqu’au bout, il n’est pas rare que je lise plus rapidement un livre que je n’aime pas qu’un livre que j’aime. Je prend souvent le temps de déguster un livre particulièrement bien. Alors que si le livre est moyen, je me dépêche de le finir pour pouvoir en ouvrir un autre et vivre à nouveau ce moment de découverte que m’offrent les premières pages.

Si les premières fois sont des découvertes, ce sont aussi souvent des moments marquants, des moments qui restent ancrés en nous qu’ils aient été bons ou mauvais. Car la première fois, c’est la première impression. C’est ce qui nous donne envie ou non de répéter l’expérience, d’aller plus loin. Les relations humaines sont un bon exemple de l’importance des premières fois. Ainsi, on parle souvent du premier petit copain, du premier baiser, et même de LA « première fois ». Qui ne se souvient pas de ces évènements ? Qui ne les garde pas en mémoire au fond de lui, que ces évènements se soient bien ou mal passés ? C’est dire l’importance qu’on leur accorde. Nos relations futures dépendent en grande partie de comment ces premiers évènements ont été vécus. On garde la trace en nous de ce qu’il s’est passé à ce moment là.

Les premières fois, si elles ont une grande importance, ne sont pas tout, elles ne sont pas indépassables. Comme les premières impressions, elles peuvent nous donner de mauvais avis, de mauvaises directions. Elles ne sont qu’un moment dans notre longue vie. Si ce sont les moments que l’on retient le plus, parfois même que l’on chérit le plus, comme les débuts d’une idylle où tout semble parfait avant que les problèmes n’arrivent, les premières fois peuvent parfois nous induire en erreur, nous faire mal juger une personne, une action, voir un livre. C’est la qu’intervient la deuxième chance, que ce soit pour l’autre ou pour nous même. Se laisser une autre chance, d’être surpris, d’apprécier, d’aimer. ça fait partie des motivations qui me permettent de tenir ma résolution : ne jamais abandonner un livre. Mais ce que j’applique au livre, il est possible de l’appliquer à sa vie quotidienne et de laisser aux autres cette chance que je laisse à chaque livre.

Les premières fois sont des guides. Mais les guides peuvent se tromper. A nous de dépasser ces moments, de nous construire autour d’eux et surtout de ne pas les laisser nous détruire.

Mon avis est un peu différent de d’habitude. Il est peut être un peu plus abstrait que d’habitude, reflète un pensée un peu plus profonde, plus emplie d’histoire. Alors n’hésitez pas à me contredire, à laisser vos impressions sur les premières fois, sur leur importance ou non.

 

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Samarcande

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Titre : Samarcande

Auteur : Amin Maalouf

Edition : Le Livre de Poche

Parution : 1er janvier 1989

Pages : 376

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« Goutte d’eau qui tombe et se perd dans la mer,
Grain de poussière qui se fond dans la terre,
Que signifie notre passage en ce monde ?
Un vil insecte a paru, puis disparu. »

Voici un des quatrains composés par Omar Khayyam, célèbre intellectuel persan du XIe siècle dont Amin Maalouf nous conte l’histoire dans son roman Samarcande. Amin Maalouf nous plonge alors en Perse autour d’un livre : le Rubaiyat de Omar Khayyam, célèbre ouvrage comportant non seulement les quatrains de Omar, mais aussi son histoire, et l’histoire de ce livre. C’est Benjamin O. Lesage, dernière personne a avoir ce livre en sa possession avant qu’il ne sombre dans l’océan avec le Titanic, qui nous fait vivre les pérégrinations de ce livre à travers les époques.

Ce livre est magnifique. La première partie du roman nous plonge entièrement dans la Perse du XIe siècle. On se retrouve au milieu des mystères de l’Orient et ce grâce à l’écriture de l’auteur. Samarcande n’est pas le premier roman que je lis d’Amin Maalouf mais c’est le premier où je remarque vraiment la poésie dont est emplie son écriture. Les mots se lient avec douceur et magie, formant des ensembles poétiques, y compris dans la prose. C’est particulièrement visible dans les scènes d’amour qui parcourent le roman. Amin Maalouf rend ces scènes douces, grâcieuses, belles grâce à son écriture qui retranscrit parfaitement l’amour que l’on sent entre ses personnages.

J’ai eu un peu plus de mal à accrocher avec la deuxième partie du roman où l’on découvre les pérégrinations de Benjamin. Je ne comprennais pas vraiment où l’auteur voulait nous emmener avec cela. Jusqu’à ce qu’il arrive en Perse et que l’on découvre la différence entre la Perse de Omar et celle de Benjamin. J’ai adoré le discours politique derrière cette différence. L’aspect historique du roman m’a également beaucoup plue et touchée. L’Orient est une zone que je connais mal et Amin Maalouf retransmet bien les problèmes qui la parcourt et la mentalité qui la forme qui n’a pas changé entre les deux époques. Il montre la profondeur de cette mentalité, de ces habitudes, de ce qui fait un pays, une nation et j’ai trouvé cela très intéressant.

Samarcande est un roman poétique empli de philosophie, d’histoire et c’est ce qui m’a plue et touchée dans ce roman. ça m’a donné envie de lire encore et encore du Maalouf pour retrouver cette poésie et cette simplicité. Rien n’est gratuit dans les histoire d’Amin Maalouf, il y a toujours un fond de réalité, de critique, d’observation sur ce qu’est le monde aujourd’hui. Or c’est ce que je recherche dans la majorité de mes lectures.

Makina

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Star Wars, épisode VIII : Les derniers Jedi

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Titre : Star Wars, épisode VIII : Les derniers Jedi

Réalisateur : Rian Johnson

Date de sortie : 13 décembre 2017

Durée : 2h33

Nationalité : Américaine

Acteurs : Daisy Ridley, Mark Hamill, John Boyega, Adam Driver…

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« C’est en sauvant ceux qu’on aime que l’on gagnera »

C’est ce que de mémoire, Rose avance alors que Finn lui reproche de s’être mise en danger pour le sauver. Cette phrase est, pour moi, la plus belle du dernier film de la saga Star Wars : Episode VIII le dernier Jedi. On y retrouve la Résistance aux prises avec l’armée du Premier Ordre qui détruit peu à peu toute leur flotte. C’est alors que Poe envoie Finn et Rose chercher un craqueur pour désactiver le traqueur que le Premier Ordre a placé sur la vitesse de la Lumière de la Résistance, les empêchant de fuir. Pendant ce temps, Rey est sur l’île de Luke qu’elle tente de convaincre de devenir son maitre Jedi.

J’ai été très déçue par ce film. J’adore Star Wars et j’avais envie de retrouver l’ambiance de la guerre des étoiles. Mais je ne l’ai malheureusement pas retrouvée. Je n’ai pas réussi à entrer dans le film. Je suis restée loin à regarder les évènements s’enchainer.

Mon principal problème sur ce film, ce sont ses personnages. Particulièrement Luke que je n’arrive pas à comprendre. Je ne comprends pas comment le Luke des épisodes 4 à 6 a pu devenir cet homme aigri, frustré qui a perdu la foi. Ça ne colle tellement pas avec le Luke des épisodes précédents. Il ne peut pas tout abandonner comme cela. Il ne peut pas laisser la Résistance dans cette situation. Il ne peut pas devenir indifférent au sort de sa sœur et de toutes les personnes qui croient en lui.

L’autre personnage qui me pose problème c’est Ben Solo ou Kylo Ren. Ce personnage pourrait être tellement intéressant, voir le plus intéressant. Mais je reste sur ma faim à chaque fois. Le film ne nous donne pas assez d’éléments pour le comprendre, pour comprendre son histoire. Comment se fait-il que le fils de Leia et Han Solo passe du côté obscur ? Ça semble contraire à la logique. Il me faut une explication de son histoire pour comprendre cela et sans cette explication Kylo Ren est inintéressant, du moins pour moi. Si j’aime sa relation avec Rey, le film ne la pousse pas jusqu’au bout. Il nous donne des éléments, des fils, mais ne les tire pas. Sa relation avec sa mère m’intéresse également beaucoup. Mais de la même façon, on a des éléments, des bribes qui sont touchantes mais derrière plus rien…

J’ai également eu beaucoup de mal avec les décors, notamment ceux du vaisseau du Premier Ordre dans lequel je n’ai pas retrouvé ce que je connaissais des autres films. De la même façon, l’empereur Snoke est trop différent du Palpatine des épisodes précédents et je ne comprends d’ailleurs pas pourquoi il l’a remplacé. J’ai par contre beaucoup aimé la planète que l’on voit à la fin. J’attendais ce retour sur des planètes différentes, sur ces planètes qui ont chacune leur histoire et leur système de fonctionnement. J’aurai aimé en avoir plus, mais j’étais déjà contente des deux que l’on découvre.

Sur le déroulement de l’histoire en elle même, je n’ai trouvé aucune originalité, aucune surprise. Je n’ai pas réussi à me plonger dedans, à aucun moment je ne suis entrée dans l’histoire. Du coup je n’ai remarqué que les problèmes, que les choses illogiques comme le sauvetage de Leia, ou l’arrivée de Rey, et de Luke pile au bon moment.

En définitive, j’ai trouvé ce huitième épisode long et peu original. Il n’y a pas eu de grandes découvertes ou de grand avancement dans l’histoire. Du coup on se doute de ce qu’il va arriver, de comment les scènes vont se passer, de comment tout va se terminer et je déteste ça. Star Wars VIII est une réelle déception qui ne me donne même pas envie de regarder à nouveau les autres épisodes pour me replonger dans la magie des six premiers opus.

Makina

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Une Vie

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Titre : Une Vie

Auteur : Guy de Maupassant

Edition : Le Livre de Poche

Parution : 1883

Pages : 247

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« On pleure parfois les illusions avec autant de tristesse que les morts. »

Des illusions, Jeanne en a beaucoup lorsqu’elle sort du couvent pour retourner habiter avec ses parents dans leur domaine des Peuples. Jeanne est une fille rêveuse qui trouve à la campagne tous les éléments nécessaire à ses rêveries. Elle mêne alors une vie tranquille entre balades et discussions avec ses parents. Mais sa vie et son cœur s’accélèrent lorsqu’elle rencontre le nouvel habitant du village : Monsieur le vicomte de Lamare. Guy de Maupassant nous fait alors découvrir cette rencontre ainsi que ses conséquences sur la vie de Jeanne dans son roman Une Vie.

J’ai beaucoup hésité avant de faire une chronique sur ce livre. Je ne me sentais pas vraiment légitime pour parler d’un livre faisant partie des classiques de la littérature française. Mais je l’ai tellement aimé que je trouvais dommage de ne pas vous le présenter.

Alors que je faisais une allergie à Maupassant et à tout ce qu’il avait pu écrire à cause de mes années de collège, j’ai adoré ce livre. Jeanne m’a énormement touchée. La suivre dans les jardins autour des Peuples, la voir évoluer avec ses pensées au milieu de la nature m’a émerveillée. Je me suis un peu retrouvée dans ses illusions, son ignorance, sa naïveté. Maupassant nous fait vivre cela de manière exceptionnelle, magique. Son écriture m’a emportée pendant toute la première moitié du bouquin. Je suivais l’évolution de Jeanne, de ses sentiments, de sa relation avec le charmant vicomte de Lamare.

Là où Maupassant est très fort, c’est qu’il nous fait sentir les choses sans nous donner toutes les informations. Ainsi, on sent assez rapidement que Julien (le vicomte de Lamare) n’est pas aussi parfait que ce qu’il semble. On sent que la vie de couple de Jeanne ne va pas être aussi idyllique qu’elle l’avait prévu. Mais on ne sait ni comment ni quand la situation va dégénérer. Maupassant crée alors chez nous quelque chose comme de l’intuition, un instinct qui nous pousse à nous méfier de Julien. C’est ce que j’ai adoré dans ce livre.

J’ai eu un peu plus de mal avec la seconde partie du livre. Je l’ai trouvé lente. Mais je pense que c’était le but. On sent ainsi la lassitude, l’ennui de Jeanne. De cette façon, pendant tout le livre, on est pleinement avec elle. On vit ses émotions, ce qui est génial quand elle rêve, qu’elle découvre l’amour, mais lorsqu’elle désespère, s’ennuie, c’est plus problématique.

En définitive, Une Vie est une grande surprise. J’ai vraiment beaucoup aimé ce livre et particulièrement découvrir le personnage de Jeanne. J’ai enfin trouver un personnage qui m’a boulversée, ce que je cherchais depuis longtemps.

Makina