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L’Amie Prodigieuse

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Titre : L’amie prodigieuse

Auteur : Elena Ferrante

Edition : Folio

Parution : 1er janvier 2016

Pages : 4484-notation

« C’était une vieille crainte, une crainte qui ne m’était jamais passée : la peur qu’en ratant des fragments de sa vie, la mienne ne perde en intensité et en importance. »

Elena nous parle ici de sa relation avec Lila, son amie d’enfance. Cette relation est au coeur de la saga de Elena Ferrante. Le premier tome : L’amie prodigieuse, nous présente les débuts de cette histoire d’amitié. Elena Ferrante nous plonge dans l’Italie des années 50, à Naples, au moment où les deux jeunes filles, encore au primaire, se rapprochent pour construire une amitié unique qui durera toute leur vie.

J’ai eu beaucoup de mal à entrer dans ce livre. Je ne comprenais absolument pas où l’auteur voulait nous emmener. Je découvrais la ville, l’époque et les personnages sans être emballée. J’avais du mal avec le quartier que je trouvais extrêmement violent. Mais petit à petit, j’ai réussi à m’intéresser au livre, à vouloir découvrir les personnages un peu plus, à vouloir tout savoir d’Elena, et vers le milieu, je me suis mise à tourner les pages sans plus pouvoir m’arrêter, sans vouloir m’arrêter tellement j’étais prise dans l’histoire. C’est dommage que ça n’arrive qu’à partir de la 200ème page…

Une fois avoir réussi à entrer dans l’histoire, j’ai pu apprécier la description de cette amitié si particulière qui lie les deux jeunes filles. C’est Elena qui nous la raconte, de son point de vue de petite fille, avec quelques commentaires de la femme qu’elle est lorsqu’elle écrit. Ce point de vue est touchant, intéressant, mais peut parfois énerver par son manque de recul. Au début, je trouvais les réflexions d’Elena très naives, gamines et ça m’énervait profondément. En même temps, c’est cette façon de raconter qui m’a permis de me reconnaitre dans Elena, dans son besoin d’avoir cette amie, son impression de n’être rien sans elle, dans son sentiment d’infériorité par rapport à Lila. Là où l’histoire devient intéressante pour moi, c’est lorsque l’on se rend compte que Lila vit la même chose. Elle aussi est en attente d’Elena, elle a besoin d’elle et se sent également inférieure. C’est cette réciprocité qui fait que leur amitié est incroyable, ça n’aurait pas pu marcher sinon. Mais on ne se rend compte de cette réciprocité qu’en grandissant, exactement comme Elena le fait.

C’est justement ce que j’ai préféré dans le roman : voir grandir les deux jeunes filles. On les suit à une période charnière de la vie : l’adolescence. Adolescence porteuse de grands changements. Elena Ferrante nous livre tous ces changements et nous explique comment une adolescente les vit. On voit alors le corps et l’esprit des deux jeunes filles se transformer. Les réflexions d’Elena deviennent plus matures, plus adultes et du coup plus intéressantes pour moi.

A mesure que l’histoire entre les deux jeunes filles devenait plus intéressante, j’ai réussi à aimer le quartier et la vie à l’intérieur. Je me suis rendue compte de l’époque et de ce que cela voulait dire. La société en 1958 était bien différente de celle que l’on connait maintenant.  J’ai pris cela comme une aventure historique dans le Naples des années 50 et j’ai beaucoup apprécié les choses sous cet angle.

En définitive, L‘amie prodigieuse a réussi, malgré un départ difficile, à me faire passer un très agréable moment. La fin me laisse sur ma faim et me donne envie d’acheter de suite le deuxième tome.

Makina

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La Passe-Miroir : La Mémoire de Babel

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Titre : La Passe-Miroir : La Mémoire de Babel

Auteur : Christelle Dabos

Edition : Galimard Jeunesse

Parution : 1 juin 2017

Pages : 496

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« La seule véritable erreur est celle qu’on ne corrige pas. »

Rien n’est jamais perdu tant que l’on abandonne pas, c’est à ça que me fait penser cette citation et ça correspond bien à l’histoire que nous conte Christelle Dabos dans sa saga La Passe-Miroir. Comme vous avez pu le voir sur Instagram, j’ai fini la semaine dernière La Mémoire de Babel, le troisième tome de La Passe-Miroir. On y retrouve Ophélie sur Anima, entourée de sa famille, lorsque Archibald vient la chercher. Il l’emmène dans une rose des vents, et lui propose de venir avec lui tenter de trouver Arc-en-Terre, l’arche de la Mère Hildegarde. Mais Ophélie refuse. Elle doit partir seule à la recherche de Thorn. Et c’est sur Babel que sa recherche la mène.

J’appréhendais ce troisième tome. J’avais peur d’être déçue, de ne pas accrocher autant qu’aux deux tomes précédents. J’avais peur de ne pas retrouver mon personnage préféré et de perdre goût à l’histoire sans lui. Mais j’avais tort. J’ai adoré ce tome, autant que les précédents. Je me suis plongée dedans, sans plus pouvoir en sortir.

Ce tome est centré sur Ophélie. C’est son apprentissage, son développement qui nous occupe pendant tout le bouquin. Christelle Dabos nous livre rapidement les enjeux du tome, retrouver Thorn oui, mais pour lui dire quoi ? Pour faire quoi ? Pour devenir quoi ? Ophélie répond au fil du livre à ces questions. J’ai adoré cette découverte, parce qu’elle me parle, parce qu’elle parle à chaque jeune fille. On a toute eu cet émoi qui est tellement fort qu’il nous laisse de marbre, sans solution, avec d’un côté l’envie d’aller vers l’autre et de l’autre la peur qui nous étreint. Peur de mal faire, d’être rejeté, que les choses aient changé pour l’autre, de ne pas être à la hauteur. Je me suis retrouvée dans toutes ces questions, tous ces problèmes. La où Christelle Dabos est très forte, c’est qu’elle réussi à reconstruire ce qui se passe vraiment dans nos têtes. On ne se rend pas compte du premier coup de toutes les questions que l’on se pose et de l’influence que ça a sur nos actions. On en devient conscient petit à petit et c’est ce qui se passe pour Ophélie.

En faisant cela, Christelle Dabos permet de faire avancer l’histoire et ses personnages en même temps. C’est ce que j’adore chez elle, l’aventure avance avec les personnages, tout s’entremêle, se fait ensemble, dans un même mouvement, comme dans la réalité. Ainsi, on en apprend un peu plus sur le monde d’Ophélie, sur les autres arches et sur tous les pouvoirs possibles. La bataille contre Dieu avance également. J’ai adoré ce combat indirect. Les avancées que fait Ophélie sont magnifiquement bien amenées et apportent autant à l’histoire qu’aux personnages.

Mon seul petit regret est de ne pas avoir beaucoup vu Thorn dans ce tome. C’est mon personnage préféré depuis le début et j’attendais de pouvoir retomber sous son charme. Mais Christelle Dabos ne rend cela possible que vers la fin du livre.

La Mémoire de Babel est un tome extrêmement riche. On avance sur tous les fronts, on en apprend de plus en plus et du coup on se pose de plus en plus de questions. Christelle Dabos a réussi à me faire redevenir une petite fille, adolescente qui se cherche et ça fait du bien. La fin est magnifique, comme tout le tome, et nous laisse en plus en plein suspens : tout ce que j’aime !

Makina

Délires Lunaires·Un Petit Bout de Moi...

Un Petit Bout de Moi #2 : La Nourriture

La nourriture, la bouffe, la cuisine, manger etc… ce thème nous paraissait assez logique pour ce second Un Petit Bout de Moi. C’est un thème qui nous rassemble à nouveau, certainement la plus grande passion que nous partageons. Alors embarquez avec nous pour un petit plaisir culinaire.

☆ Livre

La sélection de Makina:

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Une forme de vie d’Amélie Nothomb, nous propose d’entrer dans les problèmes que posent la nourriture. Alors oui proposer ce livre après avoir parlé de  »plaisir culinaire » est un peu contradictoire… Mais il est pour moi le livre qui parle le mieux de l’addiction à la nourriture, de cette envie irrépréssible qui peut nous prendre de manger. Ce livre ne donne pas faim, au contraire. Mais je me suis sentie comprise dans une partie de ma relation à la nourriture, c’est pour cela que je vous le propose aujourd’hui.

☆ Manga

La sélection d’Ozou:

food-wars-1-tonkamIl coule de source pour ma part de vous présenter food wars. Un peu dans le même style que Yakitate Ja-Pan, des tordus de cuisine s’affrontent lors de duels, qu’un jury départage. A la lecture (ou au visionnage, il existe en anime), vous saliverez à souhait, tant les plats ont l’air plus délicieux les uns que les autres. Qui plus est, on peut trouver certaines recettes sur youtube, à bon entendeur

 

 

La sélection de Makina:

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En bonne indécise que je suis, je n’ai pas pu choisir pour les manga. Je vous en propose donc deux. Tout d’abord Yakitate Ja-Pan qui est pour moi le manga associé à la nourriture. J’ai adoré suivre l’appenti boulanger que nous fait découvir le manga. La fin part un peu dans le fantastique par rapport aux réactions des gouteurs mais c’est tout de même un manga très sympathique qui donne envie.

 

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Pour le second, c’est Heartbroken Chocolatier que je vous  présente. Si l’histoire ne m’a pas vraiment passionnée (il s’agit d’une romance assez banale) les couvertures me donnent faim à chaque fois. Forcément, quand on me montre mon péché mignon (le chocolat) de cette façon, je craque…

 

☆ Série

La sélection d’Ozou:

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Qui n’a jamais rêvé être invité à une soirée avec les Crawley ? Leur immense cuisine, et ces cuisinières qui cuisinent des plats à longueur de journée, est l’une des raisons qui fait que je regarde cette série. La noblesse anglaise passe son temps à manger, monde paradisiaque. Ils ont juste à se faire beaux, mettre les pieds sous la table et des plats qui nous ont l’air savoureux arrivent tout chaud dans leur assiette. Sérieux, qui ne voudrait pas être à leur place juste pour un soir ?

La sélection de Makina:

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Oui, présenter Gossip Girl quand on parle de nourriture, ça peut paraître bizarre. Mais cette série m’a donné tellement faim. A chaque fois que Rufus parlait de ses gauffres, je me les imaginais et je bavais seule devant mon ordinateur… Je ne suis pas une grande fan de la série en soi. J’ai adoré le début, mais je me suis vite lassée. Seul Chuck m’a fait tenir et terminer la série. Donc merci Chuck. Si jamais vous ne voyez toujours pas pourquoi cette série donne faim, tappez Gossip Girl brunch sur google et regardez les images qui sortent. Bon appétit !

 

 

☆ Film 

La sélection d’Ozou :

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C’est parce que j’ai toujours voulu prendre le thé avec Alice, le Chapelier et leurs amis, que je choisis Alice au pays des merveilles. Nul besoin de vous faire un descriptif de ce film, je pense qu’on connait tous l’histoire. Outre la belle tablée (ici présente en photo) avec les innombrables gâteaux, et autres, ce qui m’a toujours intrigué dans Alice, c’est aussi le gâteau qui la fait rapetisser/grandir. Qu’est-ce que j’aimerai en prendre un croc, et ouvrir la porte de ce merveilleux monde !

La sélection de Makina :

marie-antoinette-critique-film-kristen-dunst.jpgCette image ne vous dit peut être rien. Elle vient du film Marie Antoinette de Sophia Coppola. Et ce n’est absolument pas le seul passage du film où l’on voit des montagnes de nourriture, de macarons notamment. Si ce film fait certainement parti des éléments qui ont éveillé ma passion pour la figure de Marie-Antoinette, je déteste la vision de Marie-Antoinette que nous présente Sophia Coppola. Je ne m’étendrai pas sur ce point ici, dans la mesure où Marie-Antoinette pourrait fait l’objet d’un prochain topic tellement je suis fan d’elle.

☆ Musique

La sélection d’Ozou :

La femme chocolat – Olivia Ruiz J’ai décidé de choisir cette musique, déjà parce qu’elle me ressemble: rond, gourmand, et surtout, parce que j’adore le chocolat. Qui n’aime pas le chocolat ? Peu de monde à mon humble avis !

La sélection de Makina :

Mistral Gagnant – Renaud Contrairement à ce que je pensais petite, les mistral gagnant ne sont pas un vent du sud particulièrement fort qu’il gagne (je ne sais même pas ce qu’il gagne d’ailleurs), mais de la confiserie. C’est pour ça que c’est cette chanson que je vous présente ici.

 

☆ Mon avis

La sélection d’Ozou :

Manger c’est tout d’abord vital. Si on ne mange pas, on meurt. Si aujourd’hui des populations mangent pour survivre, nous européens et plus généralement pays développés, vivons pour manger. Manger est pour moi un réel plaisir, certes ça fait du bien par là où ça passe, mais c’est tout d’abord un bon anti-dépresseur, anti-stress. Un bon petit plat, et vous revoilà requinqué. Mais la famine dans le monde, amène à m’interroger de plus en plus. Manger moins de viande, de meilleure qualité, est une voie qui me correspond totalement. Je ne voudrais pas être rabat-joie, mais parfois prendre conscience de certaines choses, nous permet de mieux nous sentir, et je me sens bien en mangeant.

Ce n’est pas pour autant que je ne mange pas. Je suis un goinfre, et je l’ai toujours été, mais j’aimerais manger plus sainement, et c’est pour moi important. On peut très bien se régaler les babines, en ayant une conscience pour soi.

Plutôt sucré ou salé ? Je dirais les deux. On voit là le vrai gourmand qui parle, et la gourmandise dans ma famille, c’est un gène qu’on se transmet de génération en génération.

Ceci dit, on ne peut pas parler de manger, sans parler de la cuisine. Car pour manger, il faut cuisiner le repas. La cuisine, j’ai toujours adoré ça. J’ai la chance d’avoir une mère très bonne cuisinière, ainsi que des grands-mères gâteaux, de ce fait, j’ai toujours traîné dans les cuisines étant petit. Petit, assis sur le plan de travail, je réalisais déjà mes premiers gâteaux au chocolat, alors que je ne savais pas encore faire des additions.

Les repas de familles le dimanche n’étaient pas un mythe chez nous, j’ai toujours baigné dans les plats traditionnels régionaux, au plus grand plaisir de mon bidou. Bref, vous l’aurez compris, la nourriture est dans mon cas histoire de famille.

La sélection de Makina :

Pourquoi est ce qu’une action aussi simple et vitale que manger fascine autant ? On a besoin de manger pour vivre. Et pourtant, manger est devenu un plaisir plus qu’un besoin (dans nos sociétés occidentales). Comment en est-on arrivé la ? Comment en est-on arrivé à parler de passion pour la nourriture ? On a jamais imaginé avoir une passion pour la respiration, pour l’air qui vient remplir nos poumons. Et pourtant manger nous est tout aussi vital que respirer. Alors pourquoi cette différence ? Je n’en ai aucune idée, mais ça ne m’empêche pas d’aimer manger.

J’aime manger, ça fait parti de mes plaisirs de tous les jours. J’aime m’assoir à ma table avec ma famille, des amis et partager un bon repas. J’aime penser à ce que je vais manger dès que j’ai un petit coup de barre dans la journée, ça me rebooste desuite. Les repas rythment ma journée. Je sais que ma journée commence avec mon petit déjeuner qui est mon repas préféré et puis la matiné s’arrête avec le déjeuner et je considère la journée finie après le diner puisqu’à ce moment là, il ne me reste plus qu’à me poser pour lire.

Une des choses que j’aime le plus dans le fait de manger, c’est la phase qui le précède : la cuisine. J’ai toujours aimé cuisiner, mais depuis que je vis seule, ça fait parti de mes plaisirs quotidiens au même titre que manger. J’aime réfléchir à ce que je vais faire, planifier mes repas de la semaine, faire les courses qui vont me permettre de réaliser des plats. Mais ce que j’aime le plus, c’est mettre les mains dans la pâte. Cuisiner me donne l’impression de créer quelque chose chaque jour, de réussir tous les jours à construire quelque chose et tout ça de mes mains, de mes propres mains. ça parait très simple et naif, mais chaque plat que je fais me fournit cette satisfaction, la satisfaction de la création. Cuisiner me permet d’innover, d’imaginer de nouvelles choses et j’adore cela. C’est la seule activité qui me permet aussi rapidement d’avoir ces deux choses qui me rendent heureuse : la création et l’imagination. Alors oui, ça va parfois jusqu’à me prendre la tête parce que je suis capable de passer beaucoup de temps à me demander ce que je vais me faire à manger. Mais ça fait parti du charme de l’activité.

Si la nourriture et ce que l’on a dans l’assiette est important, la compagnie que l’on a en mangeant est également importante. Pour moi, le temps du repas est un temps de partage. C’est le moment de la journée où l’on se réunit en famille ou avec des amis et où l’on donne nos impressions sur le jour qui vient de s’écouler. ça peut également être le lieu de discussions enflammées sur des sujets divers et variés. J’aime cette conception typiquement française de la réunion autour de la table, je trouve ça beau et c’est important dans ma vie de tous les jours. J’ai beaucoup de mal à manger seule, du coup même en vivant seule, je me débrouille pour avoir de la compagnie.

Et vous ? Comment vivez vous votre rapport à la nourriture ?

 

Gâtés lunaires.     d345060096b0e4d0b57d7a841211ed57Makina & Ozou

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Seven Sisters

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Titre : Seven Sisters

Réalisateur : Tommy Wirkola

Date de sortie : 30 août 2017

Durée : 2h04

Nationalité : Belge, Américain, Anglais et Français

Acteurs : Noomi Rapace, Glenn Close, Willem Dafoe…

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« La loi sur le quota d’enfant », sauvera selon Nicolette Cayman l’humanité. En effet, avec l’incroyable augmentation de la population, les ressources de la planète sont devenues insuffisantes pour nourrir tout le monde. La loi sur le quota d’enfant, en empêchant les couples d’avoir plus d’un enfant, permettrait ainsi de limiter les besoins en ressources et en nourriture de façon à permettre à la terre de se régénérer pour accueillir les prochaines générations. C’est pour cela que Karen Settman décide d’accoucher de ses septuplés dans un petit hôpital qui par manque de moyens ne pourra pas la sauver. Seven Sister nous raconte l’histoire de ces sept sœurs dans un monde où elles vont devoir se cacher parce qu’elles sont hors la loi.

J’ai été déçue par ce film. J’avais entendu beaucoup de bonnes critiques et cette idée de politique d’enfant unique dans un monde dystopique m’intéressait beaucoup. Mais je n’ai malheureusement pas trouvé ce que je cherchais.

Si j’ai bien aimé les sept sœurs, je regrette qu’on ne les voit pas plus, qu’on ne les connaisse pas chacune un peu plus. J’ai adoré les flash backs dans lesquels on découvre leur enfance. J’aurai aimé en avoir encore plus, d’autant que c’est leur grand-père, l’homme qui les a élevées, qui m’a le plus touchée. On le découvre toujours là pour elles, prêt à tout pour les protéger de façon à satisfaire le souhait de sa fille qui était qu’elles restent ensemble, qu’on ne les sépare pas en envoyant six d’entre elles au Bureau pour qu’elles soient cryogénisées le temps que la planète soit capable de les accueillir. C’est ce que prévoit la loi sur le quota d’enfant, à laquelle les sept jeunes filles vont échapper grâce à leur grand-père.

Au niveau du déroulement de l’histoire, certaines choses vont beaucoup trop vite à mon goût. Je n’ai pas eu le temps de m’attacher aux sept jeunes filles, de découvrir le nouveau monde que nous propose le film, d’apprendre à connaître d’autres personnages que les filles. On entre assez rapidement dans l’action et dans la chasse poursuite entre les filles et le Bureau qui dure toute la longueur du film et c’est peut-être ce qui pose problème. On a, certes, un film rempli d’action, de scènes de combats impressionnantes, mais du coup on passe à côté du reste, qui était ce qui m’intéressait le plus.

Enfin, j’ai un gros problème avec la fin du film et la morale qu’il dégage. Je suis désolée de devoir la dévoiler ici, mais c’est pour moi le principal point négatif du film, donc si vous comptez le voir, arrêtez-vous là.

Je me doutais dès le début que les enfants n’étaient pas vraiment cryogénisés, cette découverte ne m’a donc pas surprise. Le rôle de Lundi dans la dénonciation de la fratrie m’a par contre perturbée. Je ne m’y attendais tellement pas que je trouve que ça ne colle pas. Même découvrir qu’elle est enceinte et qu’elle a donc certainement fait ça pour sauver ses enfants, ne me convainc pas.

Mais le pire est dans la morale du film pour moi. Je ne comprends pas ce que les auteurs ont voulu nous dire. D’un côté, on a le régime de la loi sur le quota d’enfant qui est détruit, ce qui paraît logique. Mais de l’autre, c’est Nicolette Cayman qui a le dernier mot et nous dit clairement que l’on peut être contre sa politique mais qu’en attendant, nous n’avons pas d’autre solution pour sauver la planète et le genre humain. Elle finit son discours par «nous n’avons qu’une seule planète », comme si le fait qu’elle soit unique justifiait de sacrifier des vies innocentes. Le film se clôt sur une nurserie où l’on voit un nombre considérable de nouveaux nés qui pleurent sans que personne ne puisse s’occuper d’eux, comme une validation du discours de Nicolette Cayman. Je veux bien admettre que l’on risque d’avoir un problème de surpopulation, mais ça ne justifie pas tout, et certainement pas de tuer des enfants. Je trouve ça dommage que le film n’ait pas fini sur une note plus positive, qu’il n’ait pas proposé une solution. Il nous laisse en plan, face à un dilemme qui tente presque d’excuser les actes de Nicolette Cayman.

Seven Sisters est au final une déception. Le film est un peu brouillon et nous envoie des éléments sans nous donner de réponses cohérentes. Si j’ai tout de même passé un bon moment grâce à l’action et au suspens que le film nous propose, je ne peux clairement pas accepter la fin.

Makina

Bilan·Délires Lunaires

Bilan #1 : Septembre

Comme annoncé précédemment, je me lance dans un nouveau rendez-vous : le bilan du mois. Je vous dirai donc tous les mois les livres et mangas que j’ai lu, les séries et les films que j’ai vu, et bien sur la musique qui m’a accompagnée pendant ce mois. Vous allez vous rendre compte que je ne chronique pas tout ce que je lis… En effet j’avoue avoir du mal à donner un avis sous forme de chronique pour des livres comme l’Utopie qui sont des chefs-d’oeuvres de la littérature… Pour le reste, il y a beaucoup de chroniques qui arrivent ;).

 Livres 

 

Six livres pour ce mois ci et 2 008 pages. J’avoue être un peu déçue, je comptais lire plus. Malheureusement, la reprise des études et surtout le mémoire à travailler m’empêche de lire autant que je le voudrais.

♡ Lecture préférée du mois 

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C’est Virginia Woolf qui m’a touchée ce mois ci. J’ai adoré Mrs Dalloway. Je me suis plongée tellement rapidement dans l’univers que Virginia Woolf propose et surtout, j’ai adoré l’idée du livre. Avoir les pensées de chaque personnage comme elles arrivent dans la réalité c’est juste exceptionnel et tellement fluide.

 

 

 

 Mangas 

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Bon ce n’est pas vraiment un manga, c’est un manhwa ou un webtoon comme vous voulez. Tower of God vient donc de Corée du Sud et non pas du Japon. On suit un jeune garçon, Bam qui tente de monter les étages de la Tour de Dieu pour retrouver son amie Rachel, partie à la conquête de la tour avant lui. J’avance petit à petit dans l’histoire, j’en suis à la saison 2 épisode 77 très exactement. Si vous voulez le lire, il existe une application sur le téléphone, par contre c’est soit en anglais, soit en coréen.

 

 

☑ Séries

Je n’ai pas été très efficace en ce mois de septembre au niveau des séries. J’ai bien évidemment fini la saison 7 de Game of Thrones que je n’ai pas trouvé exceptionnelle… J’ai repris Outlander dès sa sortie et j’adore toujours autant. Pour la première fois, je regarde la saison en ayant lu le livre avant et ce n’est pas si mal que ça. J’ai ensuite tenté de rattrapper mon retard dans The Big Bang Theory et House of Cards. Si j’ai fini la saison 4 de The Big Bang Theory, je n’ai que peu avancé dans House of Cards.

 Films 

Au niveau des films, je m’en sors bien. Pour quelqu’un qui n’en regarde jamais, 3 dans un mois c’est beau ! 120 Battements par Minute a été un vrai coup de coeur, dont j’ai d’ailleurs fait la chronique. J’ai par contre été déçue par les deux autres…

 Musique 

C’est de la K-Pop qui m’a accompagnée ce mois ci et surtout IU – Autumn Morning. J’adore cette chanson douce qui me rappelle le début de l’automne et à quel point cette saison peut être belle même si ce n’est pas ma préférée (je suis plutot team printemps-été).

Voila pour ce premier Bilan ! J’espère que ça vous a plu ! Et vous qu’avez vous lu ou vu ce mois-ci ?

Gatés Lunaires

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Makina

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Je Vais Bien, Ne T’en Fais Pas

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Auteur : Olivier Adam

Edition : Pocket

Parution : 24 août 2006

Pages : 160

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« Je te dirai que vivre avec son absence aussi complète, son silence, l’incertitude, le doute sur ce qu’il devient, sur le fait qu’il soit en vie, même, je te dirai que cela, je n’en suis peut être pas capable. »

L’absence. C’est ce avec quoi Claire doit vivre tous les jours. L’absence de son frère, de ce frère qu’elle aimait tant. Elle ne sait pas où il est. Ses parents lui ont seulement dit qu’il était parti. Alors elle attend, elle attend qu’il revienne, elle attend de le retrouver et tente de vivre comme elle le peut pendant ce temps. C’est ce que nous raconte Olivier Adam dans son livre Je vais bien ne t’en fais pas.

J’ai adoré ce bouquin. Je l’ai découvert par hasard dans mes fichiers alors que je cherchais quelque chose de nouveau à lire. J’avais envie de contemporain et c’est pour ça que je l’ai commencé. C’est peut être la première fois de ma vie que je dis ça, mais le point fort de ce livre est pour moi l’écriture. J’ai adoré la façon d’écrire de l’auteur. Il nous plonge tellement vite  dans la douleur de Claire, dans son apathie. On comprend qu’elle ne fait que survivre, que les évènements s’enchainent sans laisser de trace sur elle, comme si elle était restée bloquée au jour où son frère est parti. Tout cela passe simplement par la façon d’écrire de l’auteur, par les mots qu’il choisit et comment il les fait s’enchainer sur le papier. J’ai trouvé ça incroyable tout simplement.

A côté de cela, on a tout de même une histoire très riche. J’ai beaucoup aimé Claire et ai compris sa douleur. Alors peut être que son histoire me touche autant parce que je comprends sa relation avec son frère, la mienne lui ressemblant. Mais ça n’enlève rien à l’histoire et au talent de l’auteur. Claire vivait par son frère, c’était son modèle, son meilleur ami, son seul ami. Alors le jour où il part, Claire est perdue, elle ne sait plus comment vivre, ne sait plus faire les bons choix. Cette situation m’a profondément touchée. Je me suis imaginée à sa place, à devoir vivre sans mon frère et ça m’a terrifiée.

Mais Olivier Adam ne s’arrête pas là. Il rajoute un petit message politique en montrant son personnage principal, une simple caissière, face aux bourgeois parisiens sortant des grandes écoles. J’ai adoré cette confrontation. On suit Claire et ses réactions face à ces jeunes qui se pensent mieux qu’elle parce qu’ils sont capables de parler politique, société, littérature. A côté de ça, on voit les excès qu’ils font, le comportement qu’ils ont avec les gens qui comme Claire ne font pas partie de leur milieu. C’est très réaliste. On se rend compte que ces personnes ont beaucoup de choses à dire sur la société mais que leur comportement va à l’encontre de ce qu’ils pensent. Ils devraient être ouverts au monde, aux idées et aux autres. Alors qu’ils sont recroquevillés sur eux-mêmes, incapables de faire attention aux personnes qui les entourent.

Ce livre m’a profondément touchée. Il m’a fait vivre avec Claire sa tristesse, son apathie, et j’ai adoré ça. La fin a réussi à me surprendre car j’étais avec Claire depuis le début. Je ne pouvais pas imaginer cela car elle ne l’imagine pas un seul instant. J’ai adoré. Même si l’auteur ne répond pas à toutes mes questions, et me laisse légèrement en plan sur la fin, ça va tellement bien avec l’ambiance du livre que je ne lui en veux pas. Au contraire, je le remercie de me laisser encore avec Claire, de me laisser imaginer par moi-même si j’en ai envie.

Makina

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Jamais Plus

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Titre : Jamais Plus

Auteur : Colleen Hoover

Edition : Hugo Roman

Parution : 11 mai 2017

Pages : 407

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« Nage droit devant toi.»

Cette phrase, tirée du film Nemo, va devenir la devise de Lily Blossom Bloom. Elle va l’aider à avancer pendant toute son enfance, où elle a vu son père battre sa mère. Jamais plus commence justement à l’enterrement de ce père que Lily n’a jamais pu aimer à cause de ce qu’il faisait subir à sa mère. Alors que celle-ci lui a demandé de faire l’éloge funéraire de cet homme, Lily n’y arrive pas, elle ne dit rien, ne pouvant dire quelque chose de positif sur ce père violent. C’est ce qu’elle raconte à un certain Ryle, qu’elle vient de rencontrer sur un toit de Boston, où elle est allée se réfugier après l’enterrement pour se calmer et réfléchir. Ayant tous les deux besoin de parler, ils inventent un jeu : la vérité toute nue, qui consiste à simplement dire la vérité sans essayer de l’embellir ou de la rendre moins violente. Colleen Hoover nous raconte cette rencontre et l’histoire qui en découle.

Ce livre m’a boulversée. Comme d’habitude, je n’avais pas pris la peine de lire le résumé. La seule information que j’avais sur l’histoire était donc la petite phrase de la couverture :  »ceux que nous aimons sont parfois ceux qui nous font le plus de mal’‘. Et malgré ça, je ne m’attendais pas à ce que l’histoire parle des violences conjuguales.

J’ai vécu le début de l’histoire comme une romance basique. C’était sympathique, bien écrit, j’arrivais sans problème à vivre l’histoire avec Lily. Je trouvais ça très intéressant qu’elle ait vécu la violence d’un père sur une mère, qu’elle ait été aussi blessée dans son enfance. Mais je ne voyais pas plus loin. J’ai donc été choquée, estomaquée lorsque j’ai découvert la réalité sur Ryle. Je ne m’y attendais pas, mais pas du tout. Du coup j’ai espéré pendant tout le livre qu’il change, que ce soit un accident… Je suis entrée pleinement dans le système de pensée de Lily… Et je trouvais ça tellement cruel, que elle, qui l’a vécu, qui en a souffert pendant son enfance, se retrouve à nouveau face à cela. J’ai adoré la façon dont elle décrit le dilemme dans lequel elle se trouve. Je vous laisse lire par vous même :

« Juste parce que quelqu’un vous blesse cela ne veut pas dire que vous pouvez simplement arrêter de l’aimer. Ce n’est pas les actes d’une personne qui blessent le plus. C’est l’amour. S’il n’y avait pas d’amour rattaché à l’acte, la peine serait un peu plus simple à supporter. »

Autre point fort du livre : les flash back. Il est très rare que je n’aime pas les flash back, j’adore tout savoir et aller dans le passé pour en découvrir plus. Mais je trouve que Colleen Hoover les a amenés particulièrement bien dans son histoire. Ainsi, on découvre l’adolescence de Lily à travers des lettres qu’elle a écrites et qui lui servent de journal intime. On a donc tous les évènements, racontés directement par Lily, avec ses états d’âmes. C’est super intelligent ! J’ai d’autant plus aimé ces passages que le personnage que l’on découvre à l’intérieur a été un vrai coup de cœur. Atlas est génial, magique. Il m’a séduite dès sa première apparition !

Jamais plus est un livre renversant. Il nous parle, d’une chose que l’on ne peut comprendre. Colleen Hoover nous donne quelques clefs pour faire face à ces situations, pour ne pas juger les personnes qui font face à cela. Mais le plus important pour moi, est qu’elle nous montre que malgrè tous nos efforts, on ne pourra jamais complètement le comprendre tant qu’on ne l’a pas vécu. Ça peut arriver à tout le monde et on ne peut absolument pas prédire comment on réagira. Lorsque l’amour entre en jeu, plus rien n’est prévisible.

Makina