Gone T.3 : Mensonges

Mensonges

Titre : Gone T.3 : Mensonges

Auteur : Michael Grant

Edition : Pocket Jeunesse

Parution : 5 juin 2014

Pages : 504

3-notation

« Un jour, le monde n’aura plus besoin de héros. Le vrai héros sait quand s’effacer. »

C’est ce que la mère de Sam lui dit par l’intermédiaire de Orsay, la Prophétesse qui peut voir les rêves des personnes autour d’elle. Ainsi, elle dit pouvoir entrer dans les rêves des personnes de l’autre côté de la paroi et transmettre leurs volontés aux enfants de la Zone. Pendant ce temps, les enfants de la Zone continuent à s’organiser. Mais les problèmes se multiplient, entre Zil et sa bande des Humains qui souhaitent rendre le pouvoir à ceux qui n’en ont pas et la découverte d’Edilio et de Sam d’une tombe vide. Michael Grant nous ramène avec ce troisième tome de Gone dans la Zone et ses mystères.

J’ai été surprise au début de ce tome par l’instauration du Conseil par les enfants, nouveau mode de gouvernement. Je pensais qu’ils garderaient Sam en leader et que le livre mettrait en avant les progrès qu’il fait dans ce rôle. Mais l’auteur décide de nous présenter un nouveau leader. J’ai adoré ça, car il nous montre ainsi que son héros n’est pas parfait. Sam a d’énormes qualités, mais ce n’est pas un bon chef et Michael Grant l’admet, sans essayer de transformer radicalement son héros. J’ai trouvé ça très réaliste. C’est d’ailleurs une des grandes force de la série pour moi ; cette réflexion sur le bon gouvernement, réflexion que l’on retrouve dans Game of Thrones par exemple.

C’est au tour d’Astrid de diriger la Zone. Cette fois ci, elle est présidente du Conseil qui l’aide dans ses décisions, mais c’est tout de même sur elle que repose les grands choix de gouvernement. Comme Sam, elle se rend rapidement compte de la difficulté du travail qui l’attend. Prendre des décisions qui impactent la vie des autres n’est pas facile. Astrid représente l’intellectuelle au pouvoir. Elle veut tout raisonner, trop bien faire d’une certaine façon. Elle est donc beaucoup trop lente à agir ce qui pose des problèmes. En bonne intellectuelle, elle cherche à instaurer des règles, un régime stable, permanent. Mais leur situation est loin d’être normale. Michael Grant nous montre ici que tout gouvernement a besoin de mesures d’urgence, de mesures exceptionnelles pour faire face à des situations exceptionnelles.

Le déroulement de l’histoire est assez intéressant. On se doute de certaines choses mais j’étais loin d’imaginer tout ce qui allait se passer. L’intrigue avance à un bon rythme sauf lorsque l’on arrive à la fin. Tout se passe vite, trop vite, tout se rejoint et s’emmele. J’ai trouvé la fin un peu tirée par les cheveux, un peu baclée. Tout se règle beaucoup trop facilement. On retrouve le même schéma que dans les tomes précédent, où d’un seul coup tout s’éclaire pour les personnages principaux, Sam et Astrid en particulier, et ils arrivent miraculeusement à sauver la Zone et les enfants qui y vivent. Je commence à en avoir sérieusement marre de ce schéma.

J’ai par contre beaucoup aimé la place grandissante laissée aux personnages secondaires. J’aime beaucoup Jack, Dekka et Brianna qui se dévoilent petit à petit. Dans tous les tomes, ils ont pris de plus en plus d’importance et ça me change de Sam et Astrid.

En définitive, ce tome est intéressant mais il est un peu répétitif dans le schéma ce qui commence à faire beaucoup au bout du troisième tome. La fin laisse apparaître un nouvel espoir, celui d’apprendre enfin l’origine de la barrière et de la détruire une bonne fois pour toute.

Makina

TAG : Les Belles Couvertures

Bonjour à tous ! Me revoila pour un nouveau TAG ! Merci à La Récolteuse de Mots pour cette désignation ! Vous pouvez cliquer sur son nom pour aller voir ce qu’elle a fait et découvrir en même temps son blog ;).

1) Quel livre de votre bibliothèque a, selon vous, la plus belle couverture?

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J’ai eu beaucoup de mal à choisir pour cette première question. Mais finalement, c’est la couverture du dernier Pierre Bottero qui m’a séduite.

2) Quel livre vous fait très envie à cause de sa belle couverture ?

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Je crois que j’ai acheté le livre à cause de la couverture. Cette jolie rousse vêtue tout de noir m’avait attiré. J’adore également les tons violets de la couvetures et la dentelle sur le côté.

3) Citer un livre dont la couverture française est, selon vous, plus belle que la couverture VO.

Bon la différence n’est pas énorme certes, mais la couverture VO ( à droite) me fait peur, alors que je trouve l’oeil de la couverture VF très beau.

4) Citer un livre dont la couverture VO est, selon vous, plus belle que la couverture française.

 

J’ai vraiment beaucoup de mal avec la couverture VF de toute la série Divergente et c’est certainement pour cela que je les ai lu en ebook et pas en version papier !

5) Citer un livre dont la couverture reflète parfaitement le roman.

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On retrouve bien dans cette couverture la forme de pomme connue et qui rappelle celle de Blanche Neige. Mais on y retrouve le poison dans les volutes noires du flacon.

6) Citer un roman dont la belle couverture n’a aucun rapport avec l’histoire.

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J’aime beaucoup le message de cette couverture. Ces oiseaux de papiers qui s’envolent de la main, ça m’inspire. Je ne reviendrai pas sur le livre, j’en ai suffisamment parlé.

7) Citer un livre avec une belle couverture minimaliste.

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C’est peut être ma couverture préférée, du moins dans les livres de ma bibliothèque. Je la trouve simple, épurée. Et en même temps ce papillon pris dans la glace est tellement beau.

8) Citer un livre avec un belle couverture qui a plein de détails.

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La fameuse série Tsubasa Reservoir Chronicles des Clamp. J’adore le travail de ce groupe d’auteur. Elles font toujours des manga incroyables et leurs couvertures sont pleines de détails comme leurs dessins.

9) Citer un livre avec une belle couverture qui fait apparaître au moins un visage.

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J’aime beaucoup cette couverture. Elle me fait complètement voyager, tout en montrant le danger, l’urgence. Toute la série Océania est d’ailleurs fantastique.

10) Citer un livre avec une belle couverture qui est majoritairement de votre couleur préférée.

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Vous l’aurez compris, ma couleur préférée est le vert. Cette couverture rend bien hommage à cette couleur. J’adore tous les petits détails de la tour aussi. Je n’ai plus qu’une hâte : commencer ce bouquin !

11) Citer un livre avec une belle couverture dont le visuel est un dessin

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Forcément quand on parle de dessin, je pense au manga. Donc voila un de mes mangas préféré avec dessus mon personnage préféré : le petit Natsume. J’adore cette couverture et la tendresse que l’on lit dans les yeux de la maman de Natsume.

C’est déjà fini pour ce deuxième TAG. Et pour la première fois, j’ai décidé de taguer d’autres personnes ! Ce sera donc la petite tortue Lyra Books, avec Cocomb3 du blog Critiques d’une lectrice assidue, et enfin Dévolivre ! Bonne chance à vous !

Makina

Ce qui nous lie

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Titre : Ce qui nous lie

Réalisateur : Cédric Klapisch

Date de sortie : 14 juin 2017

Durée : 1h54

Nationalité : Française

Acteurs : Pio Marmai, Ana Girardot, François Civil…

aude-blog

« L’amour, c’est comme le vin. »

C’est ce qu’avance Jean, jeune vigneron qui revient dans sa bourgogne natale, 10 ans après avoir tout quitté pour faire le tour du monde. Il arrive chez lui alors qu’il n’a plus donné de nouvelles à sa famille depuis 4 ans et 11 mois, afin de voir son père malade. Mais quelques jours après son arrivée, son père décède, laissant ses trois enfants seuls pour s’occuper du domaine familial, avec sur le dos 500 000€ de frais de succession qu’ils n’ont absolument pas les moyens de payer. Trois options s’offrent alors à eux : vendre la maison, une partie des vignes ou le domaine entier.

J’ai adoré ce film. Je voulais aller le voir depuis un moment car je me sentais proche du jeune homme parti faire le tour du monde et qui revient finalement 10 ans après. Je me demandais comment les autres allaient réagir, s’il allait réussir à reprendre sa place ou s’il finirait par être rejeté par ceux qu’il a abandonnés. Je pensais que le film tournerait autour de ce retour, mais pas vraiment et d’une certaine façon tant mieux.

Ce qui est au cœur du film, c’est la fratrie. On suit tour à tour les trois jeunes gens et on découvre peu à peu leurs faiblesses héritées de leur enfance. L’ainé, Jean est celui sur qui échouaient toutes les responsabilités et qui ne l’a pas supporté. Il ne se sentait pas aimé par son père, et c’est pour cela qu’il est parti. Juliette a quant à elle du mal à s’affirmer. Elle a toujours été dans l’ombre de son père et de son grand frère et a donc tendance à suivre les avis des autres alors qu’au fond , elle sait très bien ce qu’il faut faire et ce qu’elle veut faire. Et enfin Jérémy, le petit dernier, a toujours été traité comme le petit justement dont il fallait s’occuper, à qui on ne laissait pas tout faire. Il a lui aussi du mal à s’affirmer, mais on le sent surtout souffrir d’une mise à l’écart. Il a peur d’être rejeté, de ne pas faire parti du groupe et on retrouve parfaitement cela dans sa relation avec la famille de sa femme.

Même avec leurs faiblesses, ils arrivent chacun à avancer, à vivre. Mais ce que j’ai trouvé particulièrement beau c’est qu’ils ne se surpassent que lorsqu’ils sont ensemble. Au début du film, ils compensent chacun les faiblesses des autres, mais à la fin, ils réussissent tous les trois à se sublimer et à effacer ces faiblesses qui résultaient de leur enfance, comme s’ils devenaient pleinement adultes à ce moment-là, pleinement libres. J’ai trouvé cela tellement vrai et touchant. On vit tous avec les forces et les faiblesses que nous a apporté notre éducation et on arrive très bien à avancer et à vivre avec. Mais si l’on veut combattre ces faiblesses, si l’on veut se surpasser, on n’a pas d’autres choix que de se confronter à nouveau à notre enfance et de s’occuper des blessures que l’on a eu à ce moment-là. C’est ce que le film montre pour moi.

Toute l’histoire se passe au milieu des vignes. J’ai adoré découvrir ce monde-là, qui fait partie intégrante de la France, de notre culture et de notre mode de vie. Le film nous montre chaques étapes de la création du vin, en commençant par les vendanges, jusqu’à la mise en bouteille. J’ai beaucoup appris grâce à toutes ces scènes sur la fabrication du vin. Mais j’ai surtout découvert le travail énorme que c’était que de s’occuper d’un domaine. Il faut être toute l’année dans les vignes pour leur permettre de continuer à faire du bon raisin mais également dans les caves pour vérifier que le processus de fabrication se passe bien. C’était très intéressant.

Ce qui nous lie est un film magnifique, touchant, envoutant qui nous parle de nous. Il touche notre culture, mais également ce que nous sommes, et ce que nous voulons être. Il nous montre comment avancer et dépasser nos faiblesses et surtout il nous montre que nous avons besoin des autres, que seul on n’avance pas. La fin est magnifique, parfaite. Ce n’est absolument pas ce à quoi je m’attendais, c’est encore mieux.

Makina

Gone T.2 : La faim

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Titre : Gone T.2 : La faim

Auteur : Michael Grant

Edition : Pocket Jeunesse

Parution : 18 avril 2013

Pages : 672

3-notation

« Les super pouvoirs, ça ne fait pas toujours des super héros. »

Un héros, c’est ce dont les enfants de Perdido Beach ont besoin. Un héros qui puisse les sauver de la faim qui les menace, un héros qui puisse les diriger et remplacer leurs parents. Nous retrouvons dans ce deuxième tome de la saga Gone de Michael Grant, Sam Temple en prise à un nouveau dilemme. Après avoir gagné la bataille contre son frère jumeau Caine, Sam devient le nouveau leader de Perdido Beach. Il se retrouve donc à devoir prendre seul des décisions, à devoir sauver tous ces enfants qui comptent sur lui. Et son premier combat sera contre la famine qui menace la Zone.

J’ai bien aimé ce deuxième tome. J’attendais avec impatience le moment de l’organisation, ce moment où les enfants doivent former une nouvelle société. Ce tome l’apporte, du moins en partie. En effet, les réserves de nourritures sont épuisées, il faut donc mettre les enfants au travail de façon à continuer à faire fonctionner la société et surtout avoir encore quelque chose à se mettre sous la dent. Deux visions s’affrontent alors : une vision que je qualifierais de capitaliste, défendue par Albert, et une plutôt communiste défendue par Astrid. J’ai adoré avoir ces deux visions et les voir s’affronter sur le plan de l’efficacité. Ainsi si la vision d’Astrid qui consiste à faire travailler tout le monde dans une forme de volontariat avant de redistribuer les ressources, paraît juste, le livre montre rapidement qu’elle ne peut fonctionner ; les enfants ne sont pas volontaires pour travailler, ils pensent que quelqu’un le fera à leur place. Face à cela, Albert propose de payer les enfants pour le travail qu’ils effectueront. Il met en place une monnaie et un système de répartition du travail qui fonctionne assez rapidement. J’ai trouvé tout cela très intéressant.

Ce livre nous montre également combien diriger est compliqué. Tout au long du tome, Sam est épuisé par les responsabilités qu’il a et dont il ne veut absolument pas. Cet épuisement le conduit à faire les mauvais choix et à mettre en danger la société qu’il défend. Avec Sam, Michael Grant nous dresse le portrait d’un leader excellent dans l’action mais mauvais dans les problèmes de tous les jours. Sam prend les bonnes décisions quand qu’il faut agir, quand il faut sauver les autres. Mais il se met lui même dans ces situations catastrophiques de part son incapacité à régler les problèmes avant qu’ils ne dégénèrent.

A côté de cela, l’histoire avance assez bien, on retrouve Caine toujours dans les mauvais plans mais la fin du tome le rend un peu plus humain. J’ai d’ailleurs bien aimé le combat avec l’Ombre sauf que l’on s’en doute dès le début. Avant même de commencer le livre je savais qu’il allait tourner autour de l’Ombre et je sentais très bien que Caine, Drake et même Lana ne pourraient pas y résister et ça m’a gêné.

En définitive, ce deuxième tome de Gone est très intéressant dans la façon qu’ont les enfants de construire leur société, de la remettre en marche. Mais il est un peu long dans le combat contre l’Ombre qui est trop prévisible et n’apporte finalement pas grand chose.

Makina

L’été où je suis devenue jolie

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Titre : L’été où je suis devenue jolie

Auteur : Jenny Han

Edition : Albin Michel

Parution : 2 juillet 2014

Pages : 960

4-notation

« Beaucoup de choses risquaient de se produire en un an. Je me suis soudain rendu compte qu’il fallait que je profite au maximum de cet été, qu’il fallait que je le rende inoubliable, pour le cas où il n’y en aurait pas d’autre. Après tout, j’aurais bientôt seize ans. Je grandissais, moi aussi. Les choses ne pouvaient pas rester indéfiniment les mêmes. »

Les choses changent, les gens grandissent, c’est ce que Belly découvre petit à petit dans le livre de Jenny Han : L’été où je suis devenue jolie. Chaque été, la jeune fille part avec sa mère et son frère Steven dans la maison de vacances de la meilleure amie de sa mère : Susannah. Elle y retrouve les deux fils de Susannah : Conrad et Jeremiah. Alors que la jeune fille a l’habitude d’être mise à l’écart par les garçons, d’être presque invisible pour eux, l’été de ses quinze ans les choses changent. Belly revient transformée, elle a grandi, elle est devenue une adolescente, une jeune fille, elle est devenue jolie.

Ce livre a été une bouffée d’oxygène pour moi. J’ai lu les trois tomes d’affilé, sans prendre le temps de les digérer, je ne ferai donc qu’une seule chronique pour les trois tomes, comme si j’avais lu l’intégral.

J’ai été immergée dans l’histoire très rapidement. Je suivais Belly, espérais, aimais, déprimais avec elle. Je me suis reconnue dans certaines de ses réactions. Particulièrement dans son sentiment d’exclusion par rapport au groupe de garçons. J’ai également beaucoup aimé sa relation avec sa mère et Susannah. Alors qu’elle a l’impression que sa mère ne l’aime pas, qu’elle ne sera jamais fière d’elle, qu’elle a toujours autre chose à faire que de s’occuper d’elle, Susannah est là pour l’aimer, lui donner confiance. Susannah permet à Belly de se rendre compte que sa mère a toujours été, et sera toujours là pour elle même si elle ne le montre pas comme Belly le voudrait. En ça, Belly est pour moi l’adolescente de base, on a tous eu l’impression que nos parents ne nous aimaient pas de la façon que l’on méritait, qu’ils préféraient quelqu’un d’autre. Je suis persuadée que c’est un passage obligatoire de nos vies, mais grandir c’est justement se rendre compte que ce n’est pas vrai, que nos parents font seulement de leur mieux. Belly y arrive à la fin du livre et c’est très émouvant d’assister à ce changement.

Le centre du livre reste tout de même les histoires de coeur de Belly. Depuis qu’elle est tout petite, Belly est éperdumment amoureuse de Conrad. Elle le cherche, l’admire. Lorsqu’elle revient pour l’été de ses quinze ans, Belly ne se rend pas compte que ses transformations physiques ont un impact sur le regard que les autres, les garçons, portent sur elle. Belly n’est plus la petite fille, que les garçons considéraient comme leur sœur, c’est une jeune fille en passe de devenir une femme. Et Conrad et Jeremiah l’ont bien vu. J’ai beaucoup aimé ces deux personnages.

Jeremiah tout d’abord est le meilleur ami que toute fille rêverait d’avoir. Il est la pour Belly sans jamais demander quoique ce soit en retour. J’ai adoré tous ses efforts dans le premier tome pour la rendre heureuse, mais j’aime beaucoup moins la place qu’il prend dans les tomes suivants. Alors qu’il était un gentil petit garçon, très mignon dans le premier tome, il devient un adolescent  »je m’en foutiste » qui compte beaucoup trop sur son père.

Quant à Conrad, je suis tombée sous le charme. Il est le garçon sûr de lui, mystérieux, torturé que j’adore. Il essaie de ne rien montrer, de rester fort alors qu’au fond de lui c’est le chaos. J’ai adoré le découvrir au fil des tomes, le voir traverser toutes les épreuves en se relevant plus ou moins bien. Mais il finit debout, pleinement debout. Dans l’épreuve majeure que les garçons ont dû affronter, je me suis sentie beaucoup plus proche de la façon de faire de Conrad qui tente de cacher sa colère immense et au final se perd complètement. Même si j’admire et plains Jeremiah qui est celui qui a certainement fait le plus d’efforts, il a cette faculté à exprimer les choses qui lui permet d’avancer un peu plus facilement que Conrad.

Le déroulement de l’histoire en elle même est assez fluide dans le premier tome, prenante, passionante. Mais ça s’essoufle un peu dans les tomes suivants. Particulièrement dans le dernier tome où on les voit se diriger vers la plus grosse erreur de leur vie sans pouvoir rien faire. Heureusement le dénouement rattrape les choses.

L’été où je suis devenue jolie est une belle découverte. L’histoire m’a replongée dans les problèmes de l’adolescence mais également dans la beauté de cet âge où l’on découvre qui l’on est et comment se comporter avec les autres, cet âge où l’on se construit.

Makina

 

Gone T.1

9782266184205

Titre : Gone T.1

Auteur : Michael Grant

Edition : Pocket Jeunesse

Parution : 19 avril 2012

Pages : 672

3-notation

« La seule chose qu’on ait à craindre, c’est la peur elle-même. »

La peur, c’est ce qu’ont ressenti les enfants de Perdido Beach lorsque toutes les personnes de plus de 15 ans ont subitement disparu. Michael Grant nous présente une communauté d’enfants qui se retrouvent seuls à devoir se gérer et prendre la place des adultes qui les ont abandonnés, d’où certainement le nom de la série : Gone. Les mystères vont se développer, en commençant par celui de la création de la Zone, c’est à dire l’endroit dans lequel sont piégés les enfants qui est délimité par un dôme infranchissable, mais aussi celui de l’apparition de pouvoirs chez certains enfants. Dans ces nouvelles conditions, Sam Temple apparaît rapidement comme le leader désigné, à cause de son courage qui l’a poussé à intervenir quelques années auparavant pour éviter au bus scolaire de tomber dans un ravin lorsque le chauffeur a fait une crise cardiaque. Mais il ne veut absolument pas de ce rôle.

Je suis tombée par hasard sur ce livre. Je voulais changer d’univers et en fouillant dans mon e-book j’ai retrouvé les quatre premiers tomes. Je ne m’attendais à rien, ne me souvenais d’aucun synopsis, j’avais seulement entendu de bonnes critiques. J’ai donc pu plonger dans l’histoire directement sans y chercher quelque chose. Je dois avouer que cette disparition des adultes m’a paru très bizarre au début. L’histoire avait du mal à démarrer. L’histoire a commencé à vraiment me plaire lorsque l’on découvre les pouvoirs des enfants. J’adore cette idée de pouvoirs, de personnes normales se retrouvant d’un seul coup capable de faire des choses inimaginables. C’est un thème que j’aime beaucoup et ça faisait longtemps que je n’avais pas lu un livre qui en parlait.

J’ai également beaucoup aimé le choix de narration que fait l’auteur. En effet, Michael Grant nous fait vivre l’histoire du point de vue des enfants, mais il en change souvent, passant du point de vue d’un enfant à l’autre. Ainsi on rencontre beaucoup de personnages différents, que l’on peut à chaque fois comprendre grâce à leurs pensées. On est partout à la fois puisque l’auteur nous offre les points de vues des «gentils » comme des « méchants ». J’aime beaucoup cette idée et surtout le nombre des personnages. On les découvre un peu plus à chaque fois, sans rester trop longtemps dans leur tête ce qui fait qu’on ne se lasse pas d’eux.

En parlant des personnages, je n’ai à nouveau pas eu de coup de cœur pour l’un d’eux. Mais ils sont tous bien fait. On a toutes les personnes possibles : le leader né Sam, le lâche Quinn, la miss parfaite Astrid, le méchant Caine, la copine du méchant qui peut être pire que lui parfois Diana, et j’en passe. Je ne sais pas si c’est parce qu’ils sont trop confinés dans leur rôle que je n’arrive pas à m’attacher vraiment à l’un d’eux, ou si c’est parce que l’on ne passe pas assez de temps avec eux, mais je n’en aime aucun en particulier.

En définitive, ce premier tome de Gone est intéressant. Malgré un début assez lent, il a réussi peu à peu à me faire entrer complètement dans l’histoire, me faisant attendre le dénouement avec impatience, d’autant que le décompte que l’on a au début de chaque chapitre nous montre où nous en sommes dans l’histoire. Pendant tout ce premier tome, je me suis demandée à quoi correspondait ce décompte, une fois que j’ai compris, je n’avais qu’une hâte : arriver à la fin !

Makina

Designated Survivor

Titre: Designated Survivor178249

Développement: David Guggenheim

Diffusion: ABC ( American Broadcasting Company )

Parution: 21 septembre 2016

Nombre de saison : 1

Durée de l’épisode: 45 minutes

Acteurs : Kiefer Sutherland, Maggie Q, Italia Ricci, Andan Canto…

 

aude-blog

Le « designated survivor », c’est cette personne du cabinet présidentiel américain qui est choisi pour ne pas assister à un événement politique de façon à ce qu’en cas de problème, quelqu’un puisse assurer la continuité du gouvernement. Tom Kierkman, secrétaire d’Etat au logement et à l’urbanisme, se voit confier ce rôle le soir du discours sur l’État de l’Union du Président américain devant le Congrès, jusqu’à ce que le Capitole explose et emporte dans ses décombres le Congrès et tout ses membres mais également tout le cabinet américain, ainsi que le Président. En tant que designated survivor, Tom Kierkman devient alors Président de la plus grande puissance du monde dans son heure de plus grande faiblesse.

Designated Survivor nous entraîne dans les méandres de la politique américaine et la difficulté de devenir l’homme le plus puissant du monde qui peut en un seul mouvement décider de la mort ou la vie de dizaines de millions de personnes. Tout cela se fait sur fond d’enquête policière cherchant à trouver les responsables de l’attentat contre le Capitole. La série se place extrêmement bien dans l’ambiance actuelle faisant même référence aux évènements de Paris, Bruxelles et Nice. Il est donc assez facile de s’imaginer le vivre et fait même écho à ce que l’on a vécu en tant que français ces deux dernières années.

Cette série est un vrai coup de cœur. On entre dans la politique américaine avec la vision du président et la difficulté de faire certains choix. On est surpris de sa qualité de gouvernant. Tom Kierkman est un homme qui n’a jamais voulu le pouvoir et l’obtient en temps de crise de la pire des manières. En effet, il n’a aucune légitimité et tout le monde le sait. Tout en sachant cela, il décide de s’accrocher parce qu’il pense pouvoir aider sa nation. Il représente ce qu’une bonne partie du monde attend de son gouvernement, de ses leaders politiques. Il ne ment pas, assume ses décisions, sait être ferme quand il le faut et ne tient pas compte des sondages. Il fait de son mieux en espérant que ce soit suffisant. On voit l’homme en lui, l’être humain. Mais on est les seuls à le voir, avec son équipe, qui fait d’ailleurs un travail exceptionnel et nous permet de comprendre qu’une des qualités que doit avoir un homme politique est de savoir s’entourer des bonnes personnes. Contrairement à nous, les américains ne voient que ce que les médias veulent bien leur dire. Or les premières victoires du président se font sans que personne ne le sache. On se rend ainsi compte que l’on ne peut pas tout connaître d’un président, on ne peut pas juger tout ce qu’il fait parce que certaines choses doivent rester confidentielles. En même temps c’est sur ce terrain que l’on voit réellement la valeur d’un homme politique.

Face à cela, on suit une jeune agent du FBI dont l’amant a été tué dans l’attentat. C’est elle qui fait progresser l’enquête et se retrouve confrontée aux problèmes qui en découlent. De la même façon que Kierkman, elle est une nouvelle image, un facteur d’espoir. Attachante dans ses faiblesses comme dans ses forces, on a hâte qu’elle progresse et qu’elle rencontre enfin le Président de façon à pouvoir lui communiquer ses informations.

L’histoire, en elle même, est pleine de rebondissements qui font que l’on accroche très facilement. Mais l’accumulation des problèmes auxquels doit faire face le Président rend parfois la situation peu réaliste. Tout concorde en soi, mais ça semble trop. Certes, une explosion du Capitole tuant le président, le gouvernement et tous les députés semblent déjà peu probable mais le développement de l’enquête nous montre en quoi elle est possible, faisable. Autour de tous ces problèmes, on retrouve le jeu politique et toutes les manipulations qu’il recouvre. On ne sait qui est dans le bon camp et qui peut retourner sa veste. On regarde le Président se débattre au milieu de cela, d’un jeu qu’il ne connait pas vraiment.

Designated Survivor est une série politico-policière exceptionnelle. Elle apporte de l’espoir. Du moins c’est l’effet qu’elle m’a fait. Peut-on réellement avoir un président de la trempe de Tom Kierkman ? Est-il réellement possible d’avoir un Président qui ne veut pas le pouvoir ? Ce sont les questions que je me suis posée tout au long de cette première saison et que je me pose toujours.

Makina