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Jamais Plus

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Titre : Jamais Plus

Auteur : Colleen Hoover

Edition : Hugo Roman

Parution : 11 mai 2017

Pages : 407

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« Nage droit devant toi.»

Cette phrase, tirée du film Nemo, va devenir la devise de Lily Blossom Bloom. Elle va l’aider à avancer pendant toute son enfance, où elle a vu son père battre sa mère. Jamais plus commence justement à l’enterrement de ce père que Lily n’a jamais pu aimer à cause de ce qu’il faisait subir à sa mère. Alors que celle-ci lui a demandé de faire l’éloge funéraire de cet homme, Lily n’y arrive pas, elle ne dit rien, ne pouvant dire quelque chose de positif sur ce père violent. C’est ce qu’elle raconte à un certain Ryle, qu’elle vient de rencontrer sur un toit de Boston, où elle est allée se réfugier après l’enterrement pour se calmer et réfléchir. Ayant tous les deux besoin de parler, ils inventent un jeu : la vérité toute nue, qui consiste à simplement dire la vérité sans essayer de l’embellir ou de la rendre moins violente. Colleen Hoover nous raconte cette rencontre et l’histoire qui en découle.

Ce livre m’a boulversée. Comme d’habitude, je n’avais pas pris la peine de lire le résumé. La seule information que j’avais sur l’histoire était donc la petite phrase de la couverture :  »ceux que nous aimons sont parfois ceux qui nous font le plus de mal’‘. Et malgré ça, je ne m’attendais pas à ce que l’histoire parle des violences conjuguales.

J’ai vécu le début de l’histoire comme une romance basique. C’était sympathique, bien écrit, j’arrivais sans problème à vivre l’histoire avec Lily. Je trouvais ça très intéressant qu’elle ait vécu la violence d’un père sur une mère, qu’elle ait été aussi blessée dans son enfance. Mais je ne voyais pas plus loin. J’ai donc été choquée, estomaquée lorsque j’ai découvert la réalité sur Ryle. Je ne m’y attendais pas, mais pas du tout. Du coup j’ai espéré pendant tout le livre qu’il change, que ce soit un accident… Je suis entrée pleinement dans le système de pensée de Lily… Et je trouvais ça tellement cruel, que elle, qui l’a vécu, qui en a souffert pendant son enfance, se retrouve à nouveau face à cela. J’ai adoré la façon dont elle décrit le dilemme dans lequel elle se trouve. Je vous laisse lire par vous même :

« Juste parce que quelqu’un vous blesse cela ne veut pas dire que vous pouvez simplement arrêter de l’aimer. Ce n’est pas les actes d’une personne qui blessent le plus. C’est l’amour. S’il n’y avait pas d’amour rattaché à l’acte, la peine serait un peu plus simple à supporter. »

Autre point fort du livre : les flash back. Il est très rare que je n’aime pas les flash back, j’adore tout savoir et aller dans le passé pour en découvrir plus. Mais je trouve que Colleen Hoover les a amenés particulièrement bien dans son histoire. Ainsi, on découvre l’adolescence de Lily à travers des lettres qu’elle a écrites et qui lui servent de journal intime. On a donc tous les évènements, racontés directement par Lily, avec ses états d’âmes. C’est super intelligent ! J’ai d’autant plus aimé ces passages que le personnage que l’on découvre à l’intérieur a été un vrai coup de cœur. Atlas est génial, magique. Il m’a séduite dès sa première apparition !

Jamais plus est un livre renversant. Il nous parle, d’une chose que l’on ne peut comprendre. Colleen Hoover nous donne quelques clefs pour faire face à ces situations, pour ne pas juger les personnes qui font face à cela. Mais le plus important pour moi, est qu’elle nous montre que malgrè tous nos efforts, on ne pourra jamais complètement le comprendre tant qu’on ne l’a pas vécu. Ça peut arriver à tout le monde et on ne peut absolument pas prédire comment on réagira. Lorsque l’amour entre en jeu, plus rien n’est prévisible.

Makina

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120 Battements par Minute

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Titre : 120 Battements par Minute

Réalisateur : Robin Campillo

Date de sortie :  23 août 2017

Durée : 2h20

Nationalité : Française

Acteurs : Nahuel Perez Biscayart, Arnaud Valois, Adèle Haenel…

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120 battements par minute, ça évoque la vie, le temps, la rapidité. La première fois que je l’ai entendu, j’ai pensé à un papillon, aux battements d’ailes du papillon, à cette frénésie de battements qu’il doit avoir pour vivre, pour survivre, pour voler, libre dans les airs. C’est cette créature éphémère et poétique qui me venait à l’esprit lorsque je voyais les affiches du film dans le métro, ces affiches avec ce jeune qui transpire la joie de vivre, l’envie de vivre, la vie. J’étais attirée par tout cela et par le mystère que portait le titre : pourquoi 120 battements, qu’est-ce que ça peut bien représenter ? Lorsque j’ai appris, que le film portait sur le sida, j’ai eu d’autant plus envie d’aller le voir, et c’est ce que j’ai fait !

120 battements par minute, nous plonge au beau milieu d’une action coup de poing de l’association militante Act Up. On en voit quelques images avant d’avoir l’explication dans une des réunions hebdomadaires de l’association. C’est là que l’on comprend comment l’association fonctionne, association que l’on va suivre pendant tout le film. Act Up défend les malades atteints du sida. Pour cela, elle a des réunions hebdomadaires qui sont des endroits de débats sur les actions à mener ou sur les actualités concernant la maladie. C’est également un endroit de rendez-vous pour toutes les personnes qui se sentent concernées par le sida, que ce soit parce qu’ils sont eux même malades, ou parce qu’un de leurs proches l’est. Pendant tout le film, on suit les débats et les actions d’Act Up. Mais on suit également certains militants de l’association, et notamment Nathan et Sean. Sean est séropositif, alors que Nathan a réussi à échapper à la maladie. Ils se rencontrent dans l’association et tombent amoureux.

Tout dans le fim est pensé, réfléchi, muri, pour nous offrir le meilleur. Pour la première fois, j’ai vu les efforts du réalisateur pour nous montrer les choses d’une certaine façon. Pour la première fois, j’ai vu l’importance de la caméra, de l’ambiance qu’elle peut donner, du fait qu’elle peut tout changer. Le film est un tout qui comprend l’histoire bien sur, mais aussi la musique, les acteurs et la caméra. J’ai adoré me rendre compte de cela. Ainsi, si ce film m’a autant secouée, c’est parce que chaque élément qui le compose est fait pour cela. La caméra joue sur les lumières, les gros plans, elle nous transporte parce qu’elle met en valeur des choses que l’on ne verrait pas sans elle, ou du moins que l’on ne verrait pas de cette façon. La musique est géniale, on y retrouve l’idée de battements, de frénésie, de vivre vite parce que l’on est pas sur d’avoir le temps. Les acteurs sont absoluments fantastiques. J’ai eu l’impression pendant tout le film d’avoir de vraies personnes en face de moi, pas des personnages joués par des acteurs, mais des gens qui vivaient cela, comme si je regardais la réalité et pas un film.

L’histoire est poignante. On part d’Act Up et de son combat pour aller jusqu’à la maladie en elle même. J’ai trouvé ça tellement bien fait. On voit d’abord les personnages se battre pour des informations sur les médicaments, de la reconnaissance, une prise de conscience de la population et des pouvoirs publics. Mais ce n’est que dans la seconde partie du film que l’on comprend à quel point ce combat, qu’ils mènent, est important. On se retrouve en face de la maladie et de ce qu’elle veut dire pour les personnes qui la vivent mais aussi pour leurs proches.

Tout cela sur fond d’histoire d’amour incroyable. On voit nos deux personnages se découvrir, s’aimer, se protéger et s’accompagner jusqu’au bout du chemin, tout ça dans une gratuité magique. Et oui il y a des scènes de sexe qui peuvent, dans un premier temps, choquer. Mais ces scènes sont belles et ont leur importance. On parle du sida, d’une maladie qui se transmet en faisant l’amour, en s’aimant. Il fallait le montrer, montrer qu’il était possible de s’aimer en se protégeant, que c’était justement ça s’aimer vraiment : protéger l’autre et se protéger soi même.

La fin est exceptionnelle. On passe de la musique, des battements, à un silence brutal sur le générique. Et le silence reste dans la salle. Les gens ont du mal à se lever de leurs sièges. Ceux qui y parviennent sortent en silence de la salle, laissant chacun à sa méditation, à ses pensées, ses réflexions. Il a fallu que je sorte du cinéma pour réussir à parler, pour avoir envie de parler. Et ensuite j’ai passé la soirée en boucle à ne pouvoir parler que de ça et à toujours trouver quelque chose à ajouter.

120 battements par minute m’a scotchée. Je n’arrive toujours pas à en sortir… Le film nous montre la réalité en nous apprenant comment se passaient les choses, ce que faisait Act Up. En ce sens il a un côté documentaire, mais il nous fait ressentir tellement de choses qu’il est impossible de lui donner cette qualification. 120 battements par minute est à la fois violent et doux. Violent dans son combat, combat pour la vie et doux dans son rapport aux autres qui sont l’essence de ce combat.

Makina

Délires Lunaires

Un Petit Bout de Moi…#1 : La Lecture

Nous voila arrivé à cette date du 11 septembre qui veut dire, entre autre, premier article d’un petit bout de moi… J’espère que ce rendez-vous vous plaira. Comme expliqué précédemment, je reprends l’idée du On se livre de La Récolteuse de Mots. Comme elle, je vais commencer par des références qui me font penser au thème choisi pour ce mois. Je mettrai à chaque fois un livre, un manga, une série, un film et une musique, avant d’expliquer mon rapport à la chose.

Pour ce premier rendez-vous, je commence par ce qui est le centre de ce blog : la lecture. C’est parti !

 

Livre

La sélection de Makina:

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Pour représenter la lecture, c’est Le Liseur de Bernard Schlink qui m’est venu à l’esprit en premier. Certainement à cause du titre qui me fait forcément penser à la lecture. Si le livre en soi ne m’a pas forcément beaucoup plue (ça vient peut être du fait que j’ai du le lire en allemand…), j’aime beaucoup le rapport à la lecture qu’entretient l’héroïne. Elle demande à son jeune amant de lui lire des livres à chaque fois qu’il vient chez elle, comme si elle n’avait cette relation avec lui que pour cela. La réalité, c’est qu’elle ne sait pas lire, mais elle aime tout de même les livres et fait tout ce qu’elle peut pour pouvoir en lire.

 

La sélection d’Ozou:

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Ce livre a été le tout premier qui m’a réellement marqué. J’ai commencé la lecture, du moins ma passion pour la lecture m’est venue, au collège, et en partie grâce à Makina. Nous étions amis, et nous avons participé ensembles à un prix de lecture (nous avions terminé seconds, s’il vous plaît!). Comme je disais, cette envie de lire m’est venue d’elle, et c’est avec une lecture scolaire que je découvris la vraie lecture, celle qui nous fait vibrer, évader. C’est avec Survivre avec les loups de Misha Defonseca que j’ai réellement ressenti cela…

L’histoire d’une héroïne qui survit aux « Boches » et qui vit en connexion avec la nature, les animaux. Au départ, vendue comme une autobiographie ce livre me mettait des étoiles pleins les yeux, on a juste envie de prendre notre sac, notre boussole, et parcourir l’Europe entière, surtout quand on est gamin et qu’on ne sait pas encore qui on est, notre rôle dans l’univers… Et ce qui m’avait frappé c’était la maturité de l’héroïne: si petite et pourtant plus courageuse que n’importe qui. Aujourd’hui, je pourrais dire qu’elle était surement insouciante.

Mais quelle ne fut pas ma déception quand ce livre fut en fait une fiction, néanmoins mon amour pour ce livre n’en est pas moins grand, et j’y ai un fort sentiment d’attache.

 

☆ Manga

La sélection de Makina:

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Qu’est ce qui représente mieux l’amour des livres que ce manga où de jeunes employés de bibliothèques se battent au sein d’une unité d’élite contre l’élimination par le gouvernement de certaines oeuvres. Ils se battent pour conserver la diversité littéraire, pour que l’on puisse lire ce que l’on veut. J’adore ce manga. Malheureusement je ne l’ai pas fini… Il faudrait que je m’y remette, si je trouve les scans en ligne !

 

 

 

 

La sélection d’Ozou:

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Black Clover est un manga d’action, un manga qui m’a fait pensé à Naruto, au début. Du moins par le caractère de l’héros. Ce qui m’a fait pensé aux livres, à la lecture, ce sont leurs armes qui ne sont d’autres que des bouquins !! Un manga prometteur.

 

 

☆ Série

La sélection de Makina:

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Pourquoi choisir Charmed, une série qui parle de sorcières et de magie pour représenter la lecture ? Parce qu’il y a à l’intérieur le livre le plus beau, le plus mythique que j’ai vu : le Livre des Ombres. Charmed a bercé mon enfance, c’est ma série préférée. Le livre des Ombres a donc eu une grande importance dans ma vie de jeune adolescente. Je garde d’ailleurs toujours ce rêve de le posséder un jour …

 

 

☆ Film 

La sélection de Makina:

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Je dois avouer que j’ai eu beaucoup de mal à trouver un film en rapport avec la lecture… Du coup je ressors un grand classique du cinéma, qui est aussi un de mes films préférés. Pourquoi ? Tout simplement parce que la rencontre entre nos deux âmes soeurs se passent dans une librairie ! Plutôt sympa comme rencontre non ? Tout amoureux de la lecture, comme moi, aimerait rencontrer sa moitié dans une librairie. Bon pour Anna et William, cela se passe dans une librairie de livres de voyages… Mais ça reste une librairie !

 

☆ Musique

La sélection de Makina:

Pour la musique, je vous mets le lien de celle que j’écoute souvent quand je lis. Elle n’évoque en rien les livres mais elle me donne envie de tourner les pages et s’adapte à beaucoup d’univers, notamment à celui d’Outlander

C’est donc This is your fight song de The Piano Guys.

La sélection d’Ozou:

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–         Nolwenn Leroy – Gemme

–        Relax  & Unwind – Spotify

Ha… la musique: essentielle dans la lecture, pour moi. C’est donc pour cela que je vous partage mes musiques du moment quand il s’agit de lire (mais aussi de travailler, mais ça c’est moins drôle).

Nolwenn Leroy est revenue avec un nouvel album que je ne peux qu’adorer. « L’Ankou », « Ce que je suis », « Trace ton chemin », ou encore une musique bien plus tragique d’un bambin abandonné à la naissance « Pourtant » qui est comme vous l’aurez compris un coup de cœur. La voix douce et apaisante de Nolwenn ne peut que nous emporter pendant nos lectures ; qui plus est, The Lake, musique à consonance celtique saura vous emmener au cœur des Highlands. Pour moi, c’est un album réussi, et il mérite encore plus d’être écouté quand on sait que c’est la chanteuse elle-même qui signe la majorité des textes.

Je vous parle aussi d’une playlist spotify que je suis depuis maintenant un bout de temps. Calme, réconfort, c’est ce que saura vous faire ressentir cette playlist. Beaucoup d’artistes inconnus pour ma part, mais c’est justement ce qui m’a séduit. C’est une playlist avec des voix magnifiques à la Seafret: parfait pour un instant chill sous un plaid et un chocolat chaud ou un thé, foncez !

 

☆ Mon avis

L’avis de Makina:

La lecture fait partie de ma vie depuis que je suis toute petite. J’adorais qu’on me lise l’histoire le soir, et le matin aussi… Aussi bizarre que cela puisse être, j’ai mis du temps pour apprendre à lire car j’avais peur qu’on ne me lise plus l’histoire, j’ai finalement réussi en trois semaines à rattrapper tous mes camarades. C’est de là que part mon histoire passionnelle avec mes livres.

Depuis que je suis capable de lire en parfaite autonomie, je n’ai jamais arrêté. J’ai pris l’habitude très jeune d’avoir toujours un livre sur moi. Ainsi, je ne peux désormais rien faire sans un livre. Même si je sais pertinemment que je ne l’ouvrirai pas, ce livre dans mon sac me rassure, il me sécurise, me dit que si jamais quelque chose se passe mal, il sera là pour m’emmener dans son immaginaire et me faire oublier le monde autour.

Je ne suis pas du genre à me couper de tout quand je lis. Je reste attentive à ce qu’il se passe autour de moi, même si le livre est très bon. Mais j’ai besoin de ces moments où le livre est le plus important. J’ai besoin de simplement partir dans un autre univers, de m’évader. C’est ce que les livres représentent pour moi : des possibilités infinies de voyage. Je voyage ainsi tous les soirs avant de m’endormir et dès que j’ai un moment dans la journée. Si en grandissant, j’ai un peu perdu l’habitude de me poser quelque part en plein milieu de la journée pour lire, j’espère la retrouver petit à petit et prendre le temps de me faire des matinés ou des après-midi lecture, plutôt que de regarder mon cher ordinateur et ses séries.

Mon rapport à la lecture reste quelque chose de très intime pour moi car ce sont des moments que je passe seule en tête à tête avec moi et mon livre. Mais aussi car la lecture a toujours été la quand j’ai eu besoin d’elle. Comme beaucoup, lire un livre peut être parfois une thérapie pour moi. Pendant quelques instants, je sors de mes problèmes, de ma vie et de ses déceptions pour plonger dans celle d’un ou d’une autre.

Je pourrais parler de livre et de lecture pendant des heures et vous raconter tous mes souvenirs rattachés à la lecture (oui j’en ai encore beaucoup et encore de très vieux), mais je ne vais pas m’étendre plus. N’hésitez pas à vous exprimer vous aussi sur ce sujet :).

Bonnes lectures à tous ^^.

 

L’avis d’Ozou:

Je suis un amateur de lecture. De nature calme, posé, il m’est facile de prendre un bouquin entre les mains pendant plusieurs heures. La lecture est donc naturellement venue à moi.

Depuis toujours, quand ça ne va pas, que le monde ou plus simplement la vie me blase, un bon bouquin sait me réconforter comme il se doit. Il vous emmènera, où il veut, vous fera ressentir des sentiments si forts que même une personne ne saura le faire.

Lire c’est s’évader. S’évader pour un monde, un monde que l’on s’imagine. Imaginer c’est selon moi la vraie force d’un livre. L’imaginaire d’un monde meilleur, ce que ne peut pas faire une série ou un film.

Se retrouver seul face à des pages, se ressourcer est quelque chose de très important, et c’est ce que la majorité des lecteurs ont compris, je pense.

Comme je l’ai dis, la lecture est aussi un moyen d’évasion, de voyages. Un livre sur l’Asie, les shogun, vous voilà au cœur d’un voyage intensif d’intrigues. Un livre sur la montagne, vous voilà partis en randonnée aux paysages époustouflants.

La lecture c’est aussi un moyen de se faire des amis: on lie une amitié avec un héros, une héroïne. On connait sa vie, ses sentiments, on a l’impression de tant en connaitre de la vie de cette personne qui nous ait pourtant totalement inconnue. C’est aussi cette dimension humaine qui me plait tant dans la lecture.

Alors, à votre tour de faire de nouvelles rencontres !

 

 

Gâtés lunaires.     d345060096b0e4d0b57d7a841211ed57Makina & Ozou

 

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Quoi Qu’il Arrive

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Titre : Quoi Qu’il Arrive

Auteur : Laura Barnett

Edition : Le Livre de Poche

Parution : 8 mars 2017

Pages : 576

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« C’est ça la vie de couple, non ? Prendre les roses avec les épines. »

La vie de couple, sujet compliqué qui nous touche tous à un moment ou à un autre. Laura Barnett nous en parle dans Quoi Qu’il Arrive. Elle nous propose de suivre Jim Taylor et Eva dans 3 scénarios, 3 possibilités, trois destinés. On passe, ainsi, d’une version à une autre et à chaque fois, l’histoire entre Jim et Eva diffère. Dans la première, ils se rencontrent devant leur Université (Cambridge, rien que ça !) alors que Eva vient de crever le pneu de son vélo, Jim propose de l’aider. Dans la seconde, Eva tombe de vélo à cause d’un chien, mais elle ne voit même pas Jim lui offrir de l’aide, ils ne se rencontrent donc pas. Dans la dernière, Eva tombe de vélo à cause d’un chien, mais cette fois ci elle voit Jim qui vient à sa rescousse. C’est ce début différent qui va mener à trois histoires, ou plutôt trois versions d’une même d’une même histoire.

On m’avait prévenue qu’entrer dans ce roman ne serait pas facile. En effet, suivre trois histoires à la fois qui se ressemblent, tout en étant différentes, est assez compliqué. J’ai eu surtout du mal au début parce que je voulais repérer toutes les différences. Or, les informations que l’on a dans une histoire peuvent nous aider dans les autres. Du coup je me suis un peu embrouillée toute seule. Mais une fois que j’ai un peu lâcher prise et que j’ai juste profité de l’histoire, tout m’a paru beaucoup plus simple.

J’ai beaucoup aimé le principe du livre. Je me suis posée tellement de questions à partir de là. Comment deux personnes, qui sont exactement les mêmes, peuvent avoir des histoires tellement différentes en fonction du chemin qu’ils empruntent ? Du coup je me suis demandée si le destin existait ? Si on était complètement libre de choisir notre avenir ? Si tout pouvait changer en une seule décision, un seul moment d’inattention ? Ça m’a d’autant plus perturbée que l’histoire qui, pour moi, partait le mieux, est celle qui finit le plus mal, celle où ils se font le plus de mal. La fin des trois histoires m’a un peu rassurée mais n’a pas effacé ces questions de ma tête. Et tant mieux, puisque ça fait partie des choses que j’ai beaucoup apprécié dans ce bouquin !

Les personnages m’ont convaincu sans aucun problème. Je les ai aimés et détestés en fonction des histoires et des passages mais tout m’a paru logique. L’évolution des histoires m’a aussi paru logique. Il n’y a pas d’histoire parfaite, où ils se marièrent, vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants. Chaque histoire a sa part de souffrances, de déceptions, de défaites. Même si j’espérais avoir cette histoire parfaite, comme une validation du bon chemin, de la bonne histoire, ce n’est pas la réalité. J’ai aimé cette recherche de cohérence avec le monde réel. On souffre tous, quoi que l’on fasse, il n’y a pas de vie parfaite qui ne soit que amour et bonheur. Laura Barnett nous le montre bien.

La seule chose qui m’a un peu dérangée, c’est que Jim et Eva sont les seuls à bouger. Les autres personnages font exactement les mêmes choses, ou presque, dans les trois histoires. Je comprends que sinon le livre aurait perdu de son intérêt, et que ça aurait été très compliqué pour l’auteur, mais ça me semble quand même un peu bizarre. Si Jim et Eva ont plusieurs chemins qui changent leur vie, pourquoi les autres n’auraient pas la même chose ?

Quoi qu’il arrive est en définitive une bonne surprise. Je me suis prise au jeu assez facilement et j’ai adoré voir la différence entre les histoires. Laura Barnett a réussi à me faire me poser plein de questions sur la vie et j’adore ça. Mais elle ne m’a pas non plus transportée. J’ai aimé ma lecture sans plus, sans étincelle. 

Makina

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Annonce de rentrée

Bonjour à tous !

La rentrée scolaire ( universitaire ) étant passée, nous pouvons désormais nous occuper de la rentrée pour le blog ! ça fait un moment que nous voulions rajouter des choses sur ce blog et il en est grand temps ! Cet article est donc la pour vous présenter les changements que nous allons opérer.

Tout d’abord, nous vous proposons deux nouveaux rendez-vous que nous essaierons de faire ensemble :

  • Un bilan du mois dans lequel vous trouverez nos livres lus du mois ( manga compris ), nos séries en cours ou finies et la chanson qui nous a accompagnée chacun pendant tout le mois.
  • Un petit bout de moi… C’est un rendez-vous que nous envions de faire depuis longtemps, inspiré du On se livre de La Récolteuse de mots, nous reprendrons le principe, c’est à dire donner notre avis sur un sujet quelconque. Le premier est déjà tout prêt dans nos têtes, il ne reste qu’à le mettre sur papier et vous le présenter ! Nous en publierons un tous les 11 du mois à partir de septembre.

Et Makina garde toujours une chronique tous les jeudis !

Vous aurez également droit au grand retour d’Ozou et de ses chroniques !

Nous gardons encore d’autres projets pour le blog dans nos têtes, notamment celui d’une page facebook ou d’un compte Instagram pour le blog. Mais ça va rester à l’état de projet tant que nous n’avons pas le temps ( études obligent ) de les mener à bien.

Ozou et Makina

 

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Gone T.6 : La Lumière

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Titre : Gone T.6 : La Lumière

Auteur : Michael Grant

Edition : Pocket Jeunesse

Parution : 17 octobre 2013

Pages : 456

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« – Je parie que tu as vu des choses horribles.
– J’en ai vu tellement que je ne sais pas par où commencer. Tellement que je ne me rappelle pas toutes. Mais il y en a d’autres que je n’arrive pas à me sortir de la tête. J’ai des cicatrices. Vous voulez voir mes jambes, mes bras, mon dos? Vous voulez voir mon âme? J’ai des cicatrices là aussi, mais elles sont invisibles à l’œil nu. »

C’est de cette façon que Astrid imagine expliquer aux adultes la vie dans la Zone. Dans ce dernier tome de Gone de Michael Grant, nous assistons au dénouement de l’histoire. Les enfants le sentent aussi, ils sentent la fin arriver. La barrière est devenue transparente, ils peuvent donc voir leurs parents, la vie qu’ils ont quitté il y a presque un an, de l’autre coté. Mais ils ne peuvent pas l’atteindre. De nouveaux problèmes arrivent avec cette transparence, les enfants ne veulent pas retourner au travail, ils restent scotchés devant la barrière. Or même si la fin arrive, ce n’est pas l’extérieur qui les nourrira. De plus, si la fin arrive, la dernière bataille arrive également, la dernière bataille contre l’Ombre, le gaïphage. La plus dure des batailles qu’ils ont eu à mener.

Ce dernier tome m’a ennuyée… Pendant toute ma lecture, je me suis ennuyée. Je voulais finir l’histoire c’est pour cela que j’ai continuer et heureusement car la fin est ce que j’ai préféré. Le problème c’est le reste du livre… Les derniers moments dans la Zone n’ont aucun intérêt je trouve. On retrouve les enfants en prise aux mêmes problèmes, sauf qu’ils ont enfin trouvé leur leader. Du coup la partie du livre que je préférais qui était celle de l’organisation des enfants, n’y est pas. On a simplement le droit aux batailles entre les enfants et l’Ombre. Mais l’on se doute de la fin dès le début. Le compte à rebours que l’on a à chaque chapitre n’aide pas vraiment puisqu’il nous dit à quel moment l’histoire va se finir. Les batailles, avant la fin de ce compte à rebours perdent donc tout leur intérêt.

La seule chose dans laquelle on trouve quelques surprises est dans les personnages qui vont mourir et ceux qui sortiront de la Zone. Mais bizarrement, je n’ai été touché par aucune de ces morts. Pourtant c’était des personnages que j’aimais bien. Mais leur mort ne m’a rien fait. Je n’étais ni contente, ni triste, ni dégoutée, rien. Je ne sais pas pourquoi. Je ne devais pas être dans l’histoire ou l’auteur n’a pas réussi à vraiment me faire vivre l’histoire. Peut être les deux.

La fin, c’est à dire la confrontation avec le monde extérieur sauve un petit peu ce dernier tome. J’ai adoré voir les enfants retourner dans leur monde et voir comment ils vivaient cela. Cette partie la était vraiment bien faite, logique, intéressante. Mais c’est malheureusement tout pour ce tome ci.

En définitive, Gone est une série intéressante, avec de bons personnages et une intrigue sympathique. Mais la répétition du même schéma d’histoire pendant les six tomes est très énervante. La série perd beacoup d’intérêt à cause de cela.

Makina

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Une Vie

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Titre : Une Vie

Auteur : Simone Veil

Edition : Le Livre de Poche

Parution : 26 août 2009

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« Mais cette jeunesse est courageuse, capable d’enthousiasme et de sacrifices comme les autres. Sachons lui faire confiance pour conserver à la vie sa valeur suprême. »

Dernière phrase du célèbre discours de Simone Veil du 26 novembre 1974, où devant une Assemblée Nationale pratiquement entièrement composée d’hommes, elle vient défendre son texte sur la légalisation de l’avortement. C’est cette loi qui révèlera Simone Veil au grand public, c’est cette loi qui montrera son courage, sa détermination à tous les français et françaises. Mais le courage de Simone Veil ne commence ni ne s’arrête la. C’est ce qu’elle nous raconte dans son autobiographie : Une Vie.

La mort de cette grande dame m’a énormément touchée. Simone Veil était pour moi un modèle, un exemple à suivre, un mythe aussi, et savoir qu’elle n’est plus là, plus avec nous, m’a beaucoup affectée. Je voulais lire Une vie depuis longtemps mais j’avais prévu de laisser passer du temps après sa mort avant de m’y replonger. Et pourtant, il y a quelques semaines, je me suis sentie prête à le lire. Alors je l’ai fait. J’ai bien fait.

Ce livre est incroyable. Dès les premières lignes, on sent la grande dame. Avec son écriture fluide, Simone Veil nous emporte. On a l’impression de suivre l’évolution de ses pensées, comme si on lisait au dessus de son épaule alors qu’elle est en train d’écrire. Et pourtant, on reste loin. Simone Veil ne nous montre pas tout, seulement ce que l’on a besoin de savoir. Elle se dévoile et reste cachée à la fois. C’est assez spécial comme sentiment. On a l’impression de la connaître mais pas entièrement. Simone Veil arrive à nous laisser à notre place de lecteur, à aucun moment on ne devient un voyeur. Son autobiographie est donc très pudique et c’est ce qui fait son charme.

J’avoue avoir lu le livre en voulant apprendre des choses sur les camps de concentration et sur l’expérience de Simone Veil à l’intérieur. Or, j’ai plus appris sur la sphère politique des années 70-90 que sur les camps. Je ne m’attendais pas à ce que son autobiographie soit autant politique. En effet, Simone Veil nous parle de ses combats et de ses idées en politique, elle nous explique ses choix, pourquoi elle soutient un tel ou un tel. Elle nous montre nos leaders politiques comme elle les voit, en assumant complètement son opinion qu’elle soit dans un sens comme dans l’autre. Elle ne mâche pas ses mots. J’ai adoré ça.

Une vie est à lire absolument. Simone Veil est une très grande figure française, européenne même. C’est un modèle, un exemple à suivre. On a besoin de personnes comme cela qui nous donnent chaque jour une leçon de courage. On a besoin de personnes qui nous inspirent, qui nous montre que l’homme peut être bon, qu’il y a encore de l’espoir en chacun de nous. Et surtout on a besoin de voir que si l’on se bat, tout est possible. Simone Veil choisit à la fin de son discours de nous faire confiance, à nous d’en être digne

Makina