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Captive

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Titre : Captive (Alias Grace)

Développement : Mary Harron

Diffusion : CBC, Netflix

Parution : 25 septembre 2017

Nombre de saisons : 1

Durée de l’épisode : 45 minutes

Acteurs : Sarah Gadon, Edward Holcroft…

aude-blog

Adaptation d’un roman de Margaret Atwood, Captive nous propulse dans le Canada du XIXe siècle sur les traces d’une ancienne servante, Grace Marks, emprisonnée pour le meutre de son employeur et de sa gouvernante. Un éminent psychiatre américain, le Dr Simon Jordan, se met au défi de trouver les raisons de l’acte de Grace. Son geste était-il du à une maladie mentale ou était-il délibéré ? Le Dr Simon Jordan n’est pas le premier à s’attaquer au cas de Grace, mais il propose une nouvelle méthode dont on espère le succès. La série nous plonge alors dans le passé de Grace, de son enfance au meurtre, en suivant les questions que lui pose le Dr Jordan.

Cette série a été un vrai régal. Je l’ai commencé par hasard en cherchant quelque chose à regarder avec mon copain et je n’ai pas pu m’arrêter. Je me suis plongée dedans à une vitesse phénoménale pour ne plus en ressortir.

La série nous fait vivre le récit que fait Grace Marks au Dr Jordan de sa vie, de façon à lui permettre de comprendre si elle est réellement coupable ou non du crime pour lequel elle a été condamnée. On se retrouve donc dans la peau du Dr Jordan à l’écouter, faisant attention à chacun de ses mots pour se faire sa propre idée. On essaie de mener notre propre enquête, de déméler le vrai du faux. D’autant plus que nous avons le privilège d’entendre certaines pensées de Grace. On se dit donc que l’on a un peu plus d’informations que le Dr Jordan, que l’on est plus prés de la vérité que lui, que seuls, nous, pouvons élucider ce mystère. Mais l‘on se trompe.

Comme le Dr Jordan, nous tombons assez rapidement sous le charme de Grace. Elle nous envoute, par sa voix, son physique d’ange à qui l’on donnerait le bon Dieu sans confession. Mais surtout, par la sincérité qui semble se dégager de son récit. Grace devient proche de nous, on a l’impression de pouvoir la comprendre, la saisir. Mais elle ne se dévoile jamais entièrement, nous échappe sans cesse. Elle reste insaisissable, gardant toujours cette part de mystère qui fait tout son charme, qui nous pousse à revenir encore et toujours vers elle, telle une Shéhérazade du XIXe siècle. Grace nous charme comme elle charme le Dr. Jordan. On comprend alors l’attachement qu’il a pour elle, attachement qui se transforme en désir. Désir qu’il ne peut assouvir, mais qui le consumme, le rend inefficace dans son travail. Alors qu’elle est prisonnière face à un médecin, figure d’autorité, Grace réussit à reprendre le contrôle. Elle maitrise tout, on le sait parfaitement. Pourtant on a envie de croire à son innocence. Toute l’ambiguité du personnage est là et c’est ce qui fait l’incroyable force de la série.

En définitive, Captive est une série prenante et surprenante, dans lesquels les rôles se retrouvent inversés. C’est Grace qui est en prison, c’est elle la captive. Mais elle réussi à nous captiver, nous spectateur et Dr Jordan, comme si elle redevenait libre en nous emprisonnant, nous liant à elle.

Makina

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