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Gone T.6 : La Lumière

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Titre : Gone T.6 : La Lumière

Auteur : Michael Grant

Edition : Pocket Jeunesse

Parution : 17 octobre 2013

Pages : 456

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« – Je parie que tu as vu des choses horribles.
– J’en ai vu tellement que je ne sais pas par où commencer. Tellement que je ne me rappelle pas toutes. Mais il y en a d’autres que je n’arrive pas à me sortir de la tête. J’ai des cicatrices. Vous voulez voir mes jambes, mes bras, mon dos? Vous voulez voir mon âme? J’ai des cicatrices là aussi, mais elles sont invisibles à l’œil nu. »

C’est de cette façon que Astrid imagine expliquer aux adultes la vie dans la Zone. Dans ce dernier tome de Gone de Michael Grant, nous assistons au dénouement de l’histoire. Les enfants le sentent aussi, ils sentent la fin arriver. La barrière est devenue transparente, ils peuvent donc voir leurs parents, la vie qu’ils ont quitté il y a presque un an, de l’autre coté. Mais ils ne peuvent pas l’atteindre. De nouveaux problèmes arrivent avec cette transparence, les enfants ne veulent pas retourner au travail, ils restent scotchés devant la barrière. Or même si la fin arrive, ce n’est pas l’extérieur qui les nourrira. De plus, si la fin arrive, la dernière bataille arrive également, la dernière bataille contre l’Ombre, le gaïphage. La plus dure des batailles qu’ils ont eu à mener.

Ce dernier tome m’a ennuyée… Pendant toute ma lecture, je me suis ennuyée. Je voulais finir l’histoire c’est pour cela que j’ai continuer et heureusement car la fin est ce que j’ai préféré. Le problème c’est le reste du livre… Les derniers moments dans la Zone n’ont aucun intérêt je trouve. On retrouve les enfants en prise aux mêmes problèmes, sauf qu’ils ont enfin trouvé leur leader. Du coup la partie du livre que je préférais qui était celle de l’organisation des enfants, n’y est pas. On a simplement le droit aux batailles entre les enfants et l’Ombre. Mais l’on se doute de la fin dès le début. Le compte à rebours que l’on a à chaque chapitre n’aide pas vraiment puisqu’il nous dit à quel moment l’histoire va se finir. Les batailles, avant la fin de ce compte à rebours perdent donc tout leur intérêt.

La seule chose dans laquelle on trouve quelques surprises est dans les personnages qui vont mourir et ceux qui sortiront de la Zone. Mais bizarrement, je n’ai été touché par aucune de ces morts. Pourtant c’était des personnages que j’aimais bien. Mais leur mort ne m’a rien fait. Je n’étais ni contente, ni triste, ni dégoutée, rien. Je ne sais pas pourquoi. Je ne devais pas être dans l’histoire ou l’auteur n’a pas réussi à vraiment me faire vivre l’histoire. Peut être les deux.

La fin, c’est à dire la confrontation avec le monde extérieur sauve un petit peu ce dernier tome. J’ai adoré voir les enfants retourner dans leur monde et voir comment ils vivaient cela. Cette partie la était vraiment bien faite, logique, intéressante. Mais c’est malheureusement tout pour ce tome ci.

En définitive, Gone est une série intéressante, avec de bons personnages et une intrigue sympathique. Mais la répétition du même schéma d’histoire pendant les six tomes est très énervante. La série perd beacoup d’intérêt à cause de cela.

Makina

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Une Vie

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Titre : Une Vie

Auteur : Simone Veil

Edition : Le Livre de Poche

Parution : 26 août 2009

Pages : 343aude-blog

« Mais cette jeunesse est courageuse, capable d’enthousiasme et de sacrifices comme les autres. Sachons lui faire confiance pour conserver à la vie sa valeur suprême. »

Dernière phrase du célèbre discours de Simone Veil du 26 novembre 1974, où devant une Assemblée Nationale pratiquement entièrement composée d’hommes, elle vient défendre son texte sur la légalisation de l’avortement. C’est cette loi qui révèlera Simone Veil au grand public, c’est cette loi qui montrera son courage, sa détermination à tous les français et françaises. Mais le courage de Simone Veil ne commence ni ne s’arrête la. C’est ce qu’elle nous raconte dans son autobiographie : Une Vie.

La mort de cette grande dame m’a énormément touchée. Simone Veil était pour moi un modèle, un exemple à suivre, un mythe aussi, et savoir qu’elle n’est plus là, plus avec nous, m’a beaucoup affectée. Je voulais lire Une vie depuis longtemps mais j’avais prévu de laisser passer du temps après sa mort avant de m’y replonger. Et pourtant, il y a quelques semaines, je me suis sentie prête à le lire. Alors je l’ai fait. J’ai bien fait.

Ce livre est incroyable. Dès les premières lignes, on sent la grande dame. Avec son écriture fluide, Simone Veil nous emporte. On a l’impression de suivre l’évolution de ses pensées, comme si on lisait au dessus de son épaule alors qu’elle est en train d’écrire. Et pourtant, on reste loin. Simone Veil ne nous montre pas tout, seulement ce que l’on a besoin de savoir. Elle se dévoile et reste cachée à la fois. C’est assez spécial comme sentiment. On a l’impression de la connaître mais pas entièrement. Simone Veil arrive à nous laisser à notre place de lecteur, à aucun moment on ne devient un voyeur. Son autobiographie est donc très pudique et c’est ce qui fait son charme.

J’avoue avoir lu le livre en voulant apprendre des choses sur les camps de concentration et sur l’expérience de Simone Veil à l’intérieur. Or, j’ai plus appris sur la sphère politique des années 70-90 que sur les camps. Je ne m’attendais pas à ce que son autobiographie soit autant politique. En effet, Simone Veil nous parle de ses combats et de ses idées en politique, elle nous explique ses choix, pourquoi elle soutient un tel ou un tel. Elle nous montre nos leaders politiques comme elle les voit, en assumant complètement son opinion qu’elle soit dans un sens comme dans l’autre. Elle ne mâche pas ses mots. J’ai adoré ça.

Une vie est à lire absolument. Simone Veil est une très grande figure française, européenne même. C’est un modèle, un exemple à suivre. On a besoin de personnes comme cela qui nous donnent chaque jour une leçon de courage. On a besoin de personnes qui nous inspirent, qui nous montre que l’homme peut être bon, qu’il y a encore de l’espoir en chacun de nous. Et surtout on a besoin de voir que si l’on se bat, tout est possible. Simone Veil choisit à la fin de son discours de nous faire confiance, à nous d’en être digne

Makina

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Gone T.5 : La Peur

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Titre : Gone T.5 : La Peur

Auteur : Michael Grant

Edition : Pocket Jeunesse

Parution : 8 novembre 2012

Pages : 504

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« Au royaume des aveugles, les borgnes sont rois. Mais dans l’obscurité, celui qui tient une bougie est une cible. »

C’est ce que se répète Sam alors qu’il erre dans la Zone à la recherche de ses compagnons. Dans ce cinquième tome de la série Gone, Michael Grant nous propose de retrouver les enfants dans une des heures les plus sombres de leur aventure dans la Zone. Que ce soit à Perdido Beach ou près du lac où Sam a établi une nouvelle ville, les enfants s’organisent. Ils ont repris une vie à peu près normale et ont enfin la paix. Mais une tâche noire commence à apparaître sur la barrière de la Zone et menace de recouvrir tout le dôme et ainsi de plonger les enfants dans une nuit éternelle.

J’ai eu beaucoup de mal avec ce cinquième tome. C’était Diana qui m’intéressait le plus, elle et son enfant. Je me demandais comment elle allait vivre sa grossesse en tant que jeune fille de quinze ans. Mais ce n’est pas l’angle que choisi l’auteur. Certes Diana et son enfant sont au centre du bouquin, mais pas pour les raisons que j’aurais aimé. Je m’attendais à une réaction de la part de Caine face à cet enfant. Mais rien. Il reste à Perdido Beach sans s’occuper de Diana. L’enfant devient important seulement parce que le gaïaphage veut sans servir. Du coup on a le droit à quelques pensées de Diana sur sa grossesse, sur sa prochaine maternité, on comprend que l’enfant est important pour elle, mais rien de transcendant.

Dans l’organisation des enfants, on retrouve Sam aux prises avec les même problèmes que dans les tomes précédents. La seule grosse différence est la mise en valeur de Albert. Tout le monde comprend dans ce tome que le vrai dirigeant de la Zone c’est lui : l’homme d’affaire, celui grâce à qui les enfants mangent. Le pouvoir de l’argent, des ressources, voilà ce qu’incarne Albert, le capitalisme à l’état pure. Ce tome en montre les limites. Albert n’est pas un leader. Il a le pouvoir, fait faire ce qu’il veut aux enfants grâce à son pouvoir. Mais ce n’est pas lui qui les défendra, qui risquera sa vie pour eux. Albert n’a aucun courage. J’ai bien aimé cette critique, mais pas les conséquences que cela a sur l’histoire. J’ai trouvé que c’était trop tourné pour isoler Sam, pour lui causer des problèmes, pour qu’une fois encore, les enfants soient au bord du drame.

Je ne reviendrais pas sur l’histoire, c’est la même chose que dans les tomes précédents. L’apparition de l’extérieur dans le récit m’a plu. J’ai bien aimé découvrir Connie Temple et voir comment vivaient les parents, les informations qu’ils avaient. Mais ça m’a donné beaucoup trop d’indices sur la fin, qui du coup ne m’a pas surprise. Malgré tout, le dénouement de l’histoire apporte quelque chose et nous ammène gentillement vers la fin de la série.

En définitive, ce tome est une transition, une transition vers la fin, mais une transition en trop. Il n’apporte pas grand chose à part accentuer ma fatigue du schéma répétitif de l’histoire. J’ai hâte de finir cette série et de ne plus en entendre parler.

Makina

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Cosmétique de l’ennemi

Titre : Cosmétique de l’ennemi41FZ03V6FuL

Auteur : Amélie Nothomb

Edition : Le Livre de Poche

Parution : 15 mai 2003

Pages : 1204-notation« Que me demandez-vous, au juste ?
– De m’écouter.
– Il y a des psy, pour ça.
– Pourquoi irais-je chez un psy quand il y a des aéroports pleins de gens désœuvrés tout disposés à m’écouter ? »

C’est de cette façon que Textor Texel aborde un inconnu dans un aéroport. Coincé à cause du retard de son avion, Jérôme Angust avait prévu de lire tranquillement lorsque Textor Texel est venu l’embêter. A partir de ce moment là, Jérôme ne pourra plus se débarrasser de l’intru, et ce, jusqu’à la fin

J’étais ravie en prenant ce livre de retrouver Amélie Nothomb et son écriture toute particulière. J’avançais rapidement dans les pages et dans l’histoire, lorsque je me suis rendue compte que tout le livre n’était qu’un long dialogue. J’ai adoré l’idée. On assiste à une conversation ininterrompue, subie pour l’un, qui nous emmène à la découverte de l’autre. En effet Textor Texel est un original qui ne cache rien de sa marginalité, il l’assume même pleinement et nous raconte son histoire, entrecoupée des réactions cyniques de Jérôme.

Je me suis retrouvée assez rapidement happée par le livre et ce en grande partie grâce au dialogue dont il est constitué. J’avais l’impression de rater quelque chose en posant le livre, comme si j’interrompais quelqu’un au beau milieu d’un discours, d’un raisonnement. On suit ce match de ping-pong qui s’installe entre les deux personnages sans pouvoir s’arrêter. Les informations arrivent à une cadence parfaite, nous menant de surprise en surprise, jusqu’à la surprise finale.

Amélie Nothomb réussit encore une fois avec Cosmétique de l’ennemi, à me transporter dans son monde. Elle me mène à la baguette et je redeviens une enfant crédule entre ses lignes, pour me réveiller d’un seul coup à la fin ; un vrai délice !

Makina

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Gone T.4 : L’épidémie

Titre : Gone T.4 : L’épidémiecouv33852848

Auteur : Michael Grant

Edition : Pocket Jeunesse

Parution : 2 avril 2015

Pages : 552

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« Il n’y avait qu’un seul dieu dans la Zone. Ce dieu-là était un enfant malade allongé sur un matelas sale dans une école abandonnée. »

Vous aurez certainement reconnu Pete dans la citation, le petit frère autiste de Astrid qui devient de plus en plus important au fil des livres. Dans ce quatrième tome de la série Gone de Micheal Grant, nous retrouvons les enfants de la Zone après la colère du petit Pete qui pendant quelques secondes a fait disparaître la barrière. Les enfants se remettent peu à peu de la disparition de Marie et du retrour de Drake. Mais un nouveau problème arrive rapidement : le manque d’eau.

J’ai bien aimé ce quatrième tome, on retrouve un nouveau leader : Edilio. J’aime beaucoup ce personnage. Il est loyal, droit, fort, admirable. Depuis le début je me dis qu’il ferait un excellent leader. Mais comme ce tome nous le montre, Edilio n’est pas un leader. Il est l’homme bon et droit par excellence, mais être le seul à prendre les décisions ne lui plait pas du tout. Il fait de son mieux, mais on sent que ce n’est pas ça, pas parce qu’il est mauvais, mais parce qu’il n’en a pas envie, qu’il ne se sent pas de taille. De part son caractère, il me fait beaucoup pensé à Ned Stark de Game of Thrones, or Georges R.R. Martin s’est fait un plaisir de nous montrer qu’être loyal, droit, honorable ne suffisait pas pour gouverner. J’ai un peu la même sensation ici. Edilio est un homme génial, mais ce n’est pas suffisant.

Ce tome est pour moi un tournant important dans l’histoire, tous les personnages vivent un changement profond qui va influencer la suite de l’histoire. Astrid tout d’abord qui n’en peut plus des responsabilités et surtout de son frère qu’elle ne sait plus pourquoi elle protège. J’ai bien aimé la voir hésiter face à l’attitude à adopter avec son frère, surtout au début, ensuite j’ai trouvé ça un peu long, un peu gamin. J’avais l’impression que ça n’avançait pas. On savait où elle allait, et on savait qu’elle n’allait pas dans la bonne direction. Sam prend également une autre dimension. Il comprend enfin qu’il a besoin d’action, besoin du pouvoir aussi d’une certaine façon, sinon il s’ennuie. Sam est fait pour diriger. Pas seul, mais fait pour diriger tout de même. Ce tome nous le montre et surtout le lui montre.

Mais ce que j’ai préféré c’est la relation entre Caine et Diana. Diana est un personnage qui me touche depuis le début. C’est la seule qui est parfaitement consciente de ce qu’elle est. Certainement un peu plus mature que les autres, elle n’a aucune illusion sur elle même ou sur les autres. Elle sait qu’elle fait les mauvais choix, que Caine restera Caine et ne l’aimera jamais de la façon dont elle le veut, mais elle sait également que c’est ce qui l’attire. Elle a beau tenter de faire changer Caine, elle n’y arrive pas. Mais elle espère tout de même et j’ai trouvé ça beau. La fin me remplit d’espoir pour elle.

Pour le reste de l’histoire, Drake en est à nouveau le centre. Méchant par excellence, il a cette fois ci une armée d’insectes géants à sa disposition. Mais comme dans tous les tomes, il est stoppé in extremis dans sa destruction de Perdido Beach. Et comme à chaque fois, les enfants l’arrêtent un peu par hasard, sans réussir à en finir définitivement avec lui. Ce schéma me fatigue. Il n’y a plus de surprise, plus d’intérêt. D’autant que Drake n’apporte plus rien en tant que personnage. On le connait, on sait très bien comment il fonctionne, il ne changera pas et il n’est pas assez complexe pour m’intéresser pendant quatre tomes. Au contraire de Caine qui est beaucoup plus torturé, beaucoup plus machiavélique, Drake n’est qu’une grosse brute qui aime faire souffrir les autres. Je ne vois plus l’intérêt de l’avoir dans l’histoire.

En définitive, ce tome quatre est un peu lourd de part la répétition du schéma de l’histoire, mais il nous donne de nouvelles informations assez intéressantes et nous promet du changement dans l’organisation de la société de la Zone ce que j’adore.

Makina