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50 Nuances de Grey

5991350905937Titre : 50 Nuances de Grey

Auteur : E.L. James

Edition : JC Lattès

Parution : 17 octobre 2012

Pages : 560

4-notation

 » Êtes vous gay Mr Grey?

– Non, Anastasia, je ne suis pas gay. »

Phrase désormais connue du sulfureux 50 nuances de Grey de E.L. James. Comme beaucoup, j’ai voulu savoir de quoi relevait ce livre et je me suis donc décidée à lire la trilogie avant la sortie du premier film. Et j’ai adoré !

Avant de commencer à donner mon avis j’aimerais préciser deux choses, d’abord avant de le lire, je savais que ça partait d’une fanfiction sur Twilight. La ressemblance entre les personnages ne m’a donc pas choqué, au contraire je l’ai même recherché. Ensuite, j’ai abordé ce livre en cherchant, volontairement ou pas, une histoire d’amour. Et je l’ai trouvé !

J’ai été très rapidement emportée dans le livre, de manière assez addictive même. Ana s’est facilement rapprochée de moi, me permettant de vivre son histoire d’amour avec Christian par procuration. Et c’est l’écriture qui a permis ce rapprochement aussi rapide. Alors, oui ce n’est pas de la grande littérature, le style est un peu plat. Mais ça rend l’histoire tellement plus réelle, tellement plus proche de nous, puisque d’une certaine façon, ça devient quelque chose que chacun de nous pourrait écrire. Par contre ça ne marche pas sur le long terme. Au bout du troisième tome, c’est lassant. Il n’y a pas assez de reliefs, de possibilités dans l’écriture pour permettre au lecteur de tenir dans le livre.

Mais cela n’enlève pas la beauté de l’histoire d’amour. J’ai retrouvé la pureté de l’amour que l’on a dans Twilight et ça m’a fait un bien fou. Alors oui ça semble assez paradoxal de parler de pureté pour un livre érotique traitant du SM (sado masochisme). Et pourtant je maintiens mon propos. L’amour qu’ils se portent est pur, ils s’aiment pour ce qu’ils sont l’un et l’autre, avec leus faiblesses et leurs blessures et ils sont prêts à évoluer pour se rapprocher de l’autre. A partir de là, les scènes de sexe sont devenues des moyens annexes de se montrer leur amour. N’est-ce pas le but premier ? On appelle bien ça « faire l’amour ». Certes ils commencent par « baiser ». Mais c’est là que les scènes de sexes deviennent intéressantes ! Elles montrent l’évolution de leur relation. Ainsi, chacun d’eux apprend à faire des concessions à l’autre pour le rendre heureux et au final ils apprécient tous les deux.

Au niveau des personnages, Ana ne m’a pas vraiment transportée. Elle ressemble logiquement à Bella de Twilight et en ce sens, je trouve qu’il est facile de se retrouver en elle. C’est certainement pour cela qu’il m’a plus semblé voir l’auteur ou ce qu’elle aurait aimer plutôt qu’un personnage complètement indépendant. Par contre, on retrouve exactement le personnage de Jacob mais il ne prend pas autant de place que ce dernier. Fatiguée des interminables triangles amoureux, j’en ai adoré l’absence dans le livre. Ainsi, on peut pleinement se concentrer sur la relation entre les deux personnages principaux.

Pour Christian, j’ai desuite retrouvé Edward. Et j’ai adoré ce nouvel Edward débarrassé de son problème de vampirisme, ce qui le rend plus réel, plus profond, plus attirant. Ainsi, de la même façon qu’Edward, il représente pour moi un idéal, inatteignable certes. J’aime son côté mystérieux et sur de lui qui le rend viril et désirable. Mais plus que tout, j’aime ses défauts. Sa jalousie maladive et son obsession du contrôle. Ces défauts me semblent assez féminins, parfaitement calibrés pour plaire à une jeune fille en manque d’amour et de reconnaissance. Ainsi, même si ça énerve sur le moment, la jalousie montre un attachement, une attention à l’autre et c’est ce que l’on attend tous.

Enfin, je pense que la vision du livre que l’on a, dépend de ce que l’on y cherche. J’avais envie et besoin d’y voir de l’amour, je l’ai vu. Après si c’est le sexe que l’on recherche, il y est également, je ne vais pas le nier. Mais je préfère garder ma vision des choses, un peu plus glamour, innocente, voire naïve

Makina

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Riverdale

 

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Titre: Riverdale

Développement: Roberto Aguirre-Sacasa

Diffusion: Netflix

Parution: 26 janvier 2016

Nombre de saisons: 1 en diffusionaude-blog

Durée de l’épisode: 42 minutes environ

Acteurs: K.J. Apa ; Lili Reinhart ; Camila Mendes ; Cole Sprouse ; Madelaine Petsch ; ; Ashleigh Murray ; Marisol Nichols ; Mädchen Amick; Luke Perry

 

Je reviens vers vous aujourd’hui pour une nouvelle chronique sur une toute nouvelle série (puisque 3 épisodes sont sortis à ce jour) très prometteuse. Riverdale. L’ambiance de cette série est particulière, même si l’histoire pourrait paraître banale, et c’est justement cette ambiance qui nous amène à adorer cette série.

Riverdale est un gossip girl renouvelée : nous avons un narrateur omniscient présent dans l’histoire puisqu’il s’agit de Jughead qui écrit un roman, en relatant ce qu’il se trame à Riverdale. Riverdale est aussi une guerre entre garces, entre mecs, on se fait des coups bas pour l’afficher sur les réseaux sociaux et humilier son adversaire.

Riverdale est une ville des plus banales que je pourrais qualifier de Manhattan campagnarde. Dans cette ville américaine on ne peut plus commune, y sont présents des familles riches, avec des garces pourries gâtées, à la gossip girl. Jusqu’à un beau jour d’été : le 4 Juillet Cheryl et Jason Blossom, jumeaux populaires de la ville, s’empressent sur une barque pour faire une balade sur ce qu’on imagine être un lac. Sauf que seule Cheryl revient saine et sauve (malheureusement, ça m’aurait arrangé si ça pouvait être l’inverse…).

Cheryl est la Blair Waldorf de Riverdale, une garce, riche, capitaine de l’équipe de pompom-girl, on se demande même si c’est pas elle qui décide de tout et de rien dans la ville. Comme dit plus tôt, c’est aussi la sœur jumelle du défunt Jason Blossom, ce qui l’affecte beaucoup.

Betty, autre personnage principal est une fille parfaite, intelligente, et surtout gentille avec tout le monde. Elle est amoureuse de son meilleur ami, Archie, qui lui n’éprouve pas les mêmes sentiments envers elle, au grand dam de Betty.

Je vous ai dit que si l’intrigue commençait avec cette fameuse journée du 4 juillet, elle démarre aussi quand Veronica Lodge et sa mère arrivent à Riverdale. Veronica est une ex-garce, qui à l’entendre, serait encore pire que Cheryl. Elle est aussi fille de riche, mais son père a quelques soucis avec la justice. Veronica est très amie avec Betty dès le début de l’histoire, mais une fille parfaite et une « princesse de la glace » qu’est-ce que ça peut bien donner ?

Dès le premier épisode j’ai été surpris par l ‘ambiance de la série, moi qui m’attendais à une série plus teenager, je vois là une série pleine d’intrigue et de sombre. Il semblerait que pas mal d’intrigues se passeraient la nuit à Riverdale. Cette ambiance sombre, pleine de mystère autour de la mort du jeune Jason couplée à des bandes sons superbes, on ne peut qu’aimer. Les acteurs sont vraiment très bon, de ce côté-là je n’en ai rien à dire.

Dès les deux premiers épisodes on se sent plongés dans le quotidien des familles résidant à Riverdale qui sont dans le doute le plus complet suite à la mort de Jason, que lui est-il arrivé ? Pourquoi ? C’est une ville en deuil où on se laisse volontiers noyé et où nous menons notre enquête pour résoudre cette ville pleine de mystère.

 

 

Ozou

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Antéchrista

Titre : Antéchrista9782253113393-001-t

Auteur : Amélie Nothomb

Edition: Le livre de poche

Parution : 20 août 2003

Pages : 161

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« Christa souffrait d’une jalousie pathologique : quand elle me voyait heureuse avec un livre, il fallait qu’elle détruise ce bonheur, faute de pouvoir se l’approprier. »

Cette phrase est pour moi une définition du pervers narcissique. Du moins c’est ce à quoi elle m’a de suite fait penser et j’y ai pensé pendant tout le bouquin. Je ne sais pas si c’est vraiment de cela que voulait parler Amélie Nothomb dans Antéchrista mais c’est ce que l’histoire de Blanche et Christa a évoqué chez moi. C’est la deuxième fois que je lis ce livre. Je ne l’avais pas vraiment compris la première fois, peut être étais-je alors trop petite ou n’avais-je tout simplement pas envie de le comprendre. Mais cette fois ci, ce livre m’a profondément touchée. Je me suis attachée à Blanche, jeune adolescente de 16 ans qui entre à l’université sans avoir jamais eu d’ami. Christa vient alors à sa rencontre, telle une sauveuse, mais assez rapidement, le rêve d’avoir une amie se transforme en cauchemar dans lequel Blanche se retrouve dépossédée de tout ce qu’elle a jamais eu.

Amélie Nothomb réussi ici à nous décrire le système cruel des relations humaines lorsque l’on ne se sent pas fait pour ça. Elle nous montre le dilemme d’une adolescente qui se cherche entre ses envies de popularité et ce qu’elle se sait être. Une adolescente qui ne sait où aller entre ce que la société attend d’elle et ce qu’elle aime et se sait capable. Ce dilemme me parle beaucoup, c’est certainement pour cela que Antéchrista est un si gros coup de cœur. Mais je suis sure que ça parle également à beaucoup de jeunes filles. S’il n’est pas vraiment rassurant, le livre nous montre au moins que nous ne sommes pas seules à réagir de cette façon, à ne pas être à l’aise en société et que ce n’est finalement pas une obligation de l’être. A nous de choisir ce que l’on veut être.

A travers Blanche, Amélie Nothomb fait également une ode à la lecture. Blanche a pour habitude de vivre dans ses livres, de s’y réfugier. Amélie nous montre que cela peut être une vie réelle et qu’il ne faut pas le condamner. Lire peut être vivre, ce n’est pas forcément son contraire. Comme dit Georges R.R Martin (auteur de Game of Thrones): «Un lecteur vit un milliers de vies avant de mourir. Celui qui ne lit pas n’en vit qu’une.»

Antéchrista donne de l’espoir. L’espoir de s’en sortir, sortir de l’emprise de quelqu’un dont on croit avoir besoin, l’espoir de réussir à vivre par soi même en faisant ses propres choix, sans forcément suivre ce que la société nous dicte. Blanche nous montre que l’on ne peut être heureux qu’en étant nous même. Si elle suit Christa, elle s’effondre, alors que seule face aux autres, elle se révèle, devient visible. Et c’est ce qui fait que ce livre est une révélation, un coup de cœur immense pour moi. C’est une aventure avec Blanche et en nous même dont on ne ressort pas indemne.

Makina